‹ Contribution à l'étude du Traitement de la Névralgie sciatique par les Agents physiquesChapitre 28 sur 45 · VON · texte numérisé non relu

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thérapie seraient ceux qui présenteraient des crises douloureuses aigües séparées par des intervalles de repos; par contre, le résultat semblerait moins favorable dans les formes qui se manifestent par des douleurs sourdes et presque continues.

L'amélioration se produit dans des conditions très variables suivant les cas. On peut observer une sédation de la douleur très rapidement, 12 à 24 heures. après la première séance dans les cas les plus heureux. Quelquefois les premiers résultats s’observeront plus tardivement : 8 à 10 jours après le début du traitement. Certains sujets présentent, le soir ou le lendemain de la première séance, une exacerbation des douleurs. Ce fait, loin d’être la règle, est fréquent pour qu'il soit prudent d’avertir d'avance le malade de cette éventualité possible. L'exagération de la douleur, au début du traitement, n’est d’ailleurs nullement d’un pronostic défavorable : souvent ce sont, au contraire, les malades qui présentent cette exacerbation qui réagiront le mieux au traitement.

Dans certains cas, l’amélioration débute dès la prémière ou la deuxième séance; d’autres fois, elle ne se fait sentir qu’à la fin de la série des irradiations, et des périodes de calme, entrecoupées de périodes dou-. loureuses, précèdent ‘alors la guérison complète, les périodes de calme devenant de plus en plus longues, et les crises diminuant peu à peu d'intensité.

a JO Technique

On fait un rayonnement pénétrant correspondant à une longueur de 20 à 25 centimètres d’étincelle équivalente et filtrée sur 5 millimètres d’aluminium. La distance anticathode-peau est de 30 centimè-

tres environ.

L'irradiation se fait sur une surface répondant aux gouttières vertébrales, à la hauteur des quatrième et cinquième vertèbres lombaires, des première et deuxième sacrées.

Le localisateur doit avoir un diamètre suffisant pour englober dans le champ d'irradiation, l'articulation sacro-iliaque, dont les altérations peuvent parfois être l’origine de la sciatique ou qui peut être le siège d’une localisation inflammatoire simultanée. Un point de repère commode est l'horizontale passant par les deux crêtes iliaques (Zimmern). Les rayons sont dirigés obliquement sur la région paravertébrale; le faisceau, obliquement dirigé de dehors en dedans et d’arrière en avant, est centré sur la ligne des apophyses transverses.

Delherm irradie deux champs : le premier de D10 à L3; le second de LA à S3. Si les douleurs sont très étendues et bilatérales, cet auteur utilise quatre champs en faisant deux applications paramédianes droites et gauches en feux croisés aux deux sièges cités plus haut. |

On utilise le localisateur de Delherm et Laquerrière. Sa forme conique et son angle d'ouverture facilitent la technique de l’irradiation.

On peut faire des doses fortes (600 ou 800 R.) par application tous les 8 jours, ou bien des doses faibles (200 ou 400 R. par champ) tous les 2 ou 4 jours, la même dose étant donnée dans le même temps. Les irradiations à fortes doses espacées se sont montrées moins efficaces que les petites doses répétées.

Le traitement comporte en général, une série de 3 à 5 applications successives avec les doses de 600 ou 800 R., et 7 à 15 avec les doses faibles. Après un intervalle de 10 jours, on reprend, s’il est nécessaire, une nouvelle série d’irradiations.

Si, à la fin de la série, on ne constate pas d’amélioration suffisante, et en particulier si les douleurs sont spécialement vives à la fesse, à la cuisse et à la jambe, on obtient les résultats les meilleurs en irradiant le tronc même du nerf : c’est la méthode appelée radiothérapie périphèrique par opposition à la méthode rachidienne, et appliquée par Babinski, Charpentier et Delherm en 1911. On fait des irradiations sur le siège de la douleur, ou bien si le nerf est malade dans son entier, il faut le diviser en un certain nombre de segments que l’on irradie soit dans la même séance, soit en plusieurs séances consécutives. Pendant l’irradiation de chacun des segments, il faut soustraire exactement le voisin à l’action des R. X. en utilisant des lames de caoutchouc opaque dont le rebord recouvrira rigoureusement le trait limite marqué sur la peau. En ne prenant pas cette précaution, les zônes cutanées situées à la limite des deux irradiations ris-

queraient de recevoir une dose double.

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