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où D.
Autre formule :
CÉÉGSOLE TT Le Er OU RL Camphre. Mat re PL joel (White).
Les pansements chargés de ces médicaments doivent être portés dans la chambre pulpaire et changés tous les deux jours ou tous les jours si c’est possible. Lorsqu'on s’est assuré que l’irritation de la pulpe est calmée et que l'organe a retrouvé son aspect normal, on peut procéder à l’encapage dont nous allons faire l’étude maintenant.
Les qualités requises par une substance pour assurer un coiffage parfait de la pulpe dentaire sont assez nombreuses. |
1° Absencé de conductibilitéthermique et galvanique. — Nous avons vu plus haut que la pulpe est un organe d’une très grande vitalité, et qu’elle réagit d’une mauière excessive à tous les changements de température qui se produisent dans la bouche. La substance qui est en contact avec elle doit donc être absolument dépourvue de conductibilité de la chaleur, car les variations de température amèneraient des accès de pulpite très douloureux et détermineraient la formation de nodules de dentine secondaire rendant l’extirpation de la pulpe excessivement difficile, lorsqu'on est obligé d’en arriver là.
Ce sont aussi ces nodules de dentine secondaire qui ont fait dire de la pulpe qu’elle était ossifiée.
Il ne faut pas choisir non plus dessubstancesconductrices de l'électricité qui occasionneraient sur la pulpe les mêmes : effets que la chaleur.
On sait en effet que des pièces de prothèse composées de deux métaux différents ont pu, au moyen des liquides acides de la bouche, développer des courants électriques enregistrés tout récemment par des galvanomètres.
2° Facilité d'application de la substance en contact direct avec la pulpe sans laisser aucun espace vide. — - La substance qui est placée sur la pulpe exposée doit s’adapter parfaitement à cet organe et ne laisser audessous d’elle aucun vacuum. S'il en était autrement, il pourrait se produire dans cet espace des épanchements de petite quantité soit de lymphe, soit de sérum, qui ne pouvant se donner issue au dehors ni se résorber, détermineraient à la longue une irritation qui compromettrait le bon état de l’organe.
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3 Possibilité d'insertion sans qu’il soit nécessaire d'avoir recours à une pression quelconque. — La cavité contenant la pulpe dont on veut faire l’encapage, doit être soigneusement préparée de façon à permettre la mise en place et le maintien de la coiffe sans produire de com-pression. En effet, si la pulpe était comprimée en un point quelconque, il y aurait tendance à la dilatation des vaisseaux et par suite à l’inflammation. Mais nous avons vu que la pulpe remplissait exactement la chambre pulpaire et qu’il ne lui était possible en aucune façon de subir des changements dans son volume. La dilatation des vaisseaux qui ne pourra pas se produire à la suite de la compression déterminera une irritation des filets nerveux et une congestion intense de l’organe dont la conséquence immédiate sera une douleur vive. |
4° Asepsie complète de la substance. — Cette recommandation n’est pas superflue, car la plupart des insuccès obtenus par les opérateurs qui pratiquent l’encapage sont probablement dus au manque d’asepsie de la substance qu’ils emploient pour coiffer la pulpe.
5° Absence d'effet pathologique, soit caustique soit irritant. — Un caustique appliqué sur la pulpe amène la formation d'une escarre dont le tissu sain tend à se débarrasser par inflammation réactive. Nous avons vu que l’on recommandait autrefois l’emploi de certains médicaments pour favoriser le dépôt de dentine secondaire que l’on croyait devoir se former à la suite de l’irritation pro duite par la substance employée. Il est bien certain que la formation d’une couche de dentine secondaire sur une
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pulpe saine constitue le meilleur encapage que l’on puisse trouver; mais souvent l’irritation favorise la production de nodules de dentine à l’intérieur de l'organe qui déterminent des compressions nerveuses, cause de douleurs lancinantes très intenses et source de beaucoup d’ennuis.
6° Résistance suffisante pour permettre une obturation définitive. — Une dent dont la pulpe a été coiffée doit être obturée ; plus que dans les autres cas, lobturation doit être parfaite et reposer sur des bases résistantes.
Tellessont résumées d'une manière succincte les qualités que doivent réunir les substances destinées au coiffage des pulpes. Ces qualités sont assez nombreuses et assez difficiles à obtenir d’une façon complète ; aussi n’est-on pas étonné lorsqu'on considère la très grande variété de matières proposées pour l’encapage. Nous les diviserons en substances inertes et substances actives.
1° Substances inertes. — Kiles ont pour but de protéger la pulpe contre toute compression et toute action physique ou chimique venue de l’extérieur sans exercer aucune modification sur l’organe pulpaire.
Nous leur distinguerons trois origines différentes : végétale, animale, minérale.
Parmi les substances d’origine végétale nous pouvons citer : le papier, le carton, la mousseline, l’amadou, le : coton, le taffetas, le sparadrap, le caoutchouc, le liège, la gutta-percha.
Les substances d’origine animale comprennent : la corne, l’ivoire, la soie, la dentine taillée dans une dent
LS 0 extraite, le parchemin, la colle de poisson, la membrane de la coque des œufs de poule.
Les substances d'origine minérale sont l'or, le platine, l'étain, le plomb, l’amiante, le mica, le plâtre, l’oxyde de zinc et le collodion.
2° Substances actives. — Elles servent non seulement à protéger la pulpe, mais encore à la guérir et calmer l’irritation que cet organe a subie.
Dans cette section rentrent la plupart des substances inertes imprégnées de certains médicaments capables d’exercer une action thérapeutique sur la pulpe.
Les principaux sont : l'essence de girofle, l’acide phénique, l’acide thymique, le sublimé, la créosote, liodoforme, etc.
Passons rapidement en revue quelques-unes de ces - substances.
On a employé le papier seul, le papier huilé ou imbibé de différents médicaments. La mousseline fut. trempée d’abord dans l'esprit de camphre, puis dans la créosote. Plus tard, elle servit de véhicule au tanin, à des résines et à des baumes différents.
La ouate imprégnée de thymol et d'acide phénique ou d’une goutte de collodion fut recommandée par John et Charles Tomes 1.
Maïs, parmi toutes ces substances, les unes n’étaient pas aseptiques, les autres étaient trop irritantes et aucune
! Tomes (John et Charles), Traité de chirurgie dentaire. Traduction du D' Darin, Paris, 1878.
Drop ne présentait la résistance suffisante pour permettre d'établir une obturation définitive au-dessus d’elle.
Plus tard on eut recours au liège que l’on découpait en planchettes excessivement minces.
Le liège est encore recommandé par M. Ducourneau, professeur de clinique à l’école Odontotechnique qui applique sur la pulpe une petite coiffe de liège imbibée de baume de Canada t.
De très fines lamelles d'ivoire taillées suivant la forme de la cavité furent en usage, mais les plumes d’oie qui les remplacèrent valaient mieux : car elles étaient plus susceptibles de s'adapter exactement à la forme de la cavité. Les plumes d’oie peuvent même en combinaison: avec certaines substances rendre de grands services.
L'amadou fut ensuite proposé. Ge corps n'était pas conducteur, mais était très absorbant. On a dû en rejeter l'emploi; car son application n’était pas très facile et sa trop grande facilité d'absorption devenait un inconvénient.
On a eu recours après à l’or en plaques et à l’or en feuilles plusieurs fois replié sur lui-même. Mais l’étain, en raison de sa moins grande conductibilité le remplaça rapidement. Le plomb a eu de nombreux partisans ; on se servit pendant quelque temps du plomb en feuilles; mais on l’abaudonna pour s’en tenir aux plaquettes épaisses.
On a utilisé la porosité de l’or cristallisé en l’imprégnant de substances médicamenteuses.
Aujourd’hui, on se sert de coiffes métalliques de
1'Traitement de la carie du 3° degré, par M. Ducourneau, Odontologie, avril, 1894, p. 150.
ES formes [variées et composées de métaux différents (aluminium, platine, alliage dentaire.)
Les plus communes sont celles de Weston. Ges coiffes métalliques, employées seules, laissent un vide entre elles et la pulpe, et pour ce motif, ne doivent pas être utilisées ainsi; mais unies à des substances, soit inertes, soit actives, elles rendent de très grands services.
On peut se servir de gutta percha dissoute dans le chloroforme. Au moyen d’un pinceau trempé dans cette solution, on badigeonne le fond de la chambre pulpaire. Le chloroforme s’évapore lentement et laisse sur la pulpe un dépôt de gutta-percha dont on peut augmenter plus ou moins l’épaisseur.
Le collodion mélangé à l’acide phénique doit être laissé de côté, car il à une trop grande tendance à la rétraction. |
Le plâtre ou sulfate de chaux est une des meilleures substances employées. Le plâtre en effet est inerte, il n’est pas conducteur dela chaleur et n’est ni caustique ni irritant. Il est de plus alcalin, d’une manipulation très facile et peut prendre une consistance suffisante pour permettre une obturation définitive. Il est préférable de se servir pour le gâcher d’eau distillée ou contenant du sublimé dans la proportion de 1/1500.
L’iodoforme mélangé à l’alcool ou au chloroforme a été recommandé, mais après l’évaporation des deux substances liquides, l'iodoforme se retrouve à son état normal, c’està-dire de poudre poreuse sans aucune consistance.
Witzel recommande la préparation suivante :
FOQOIO TIRE, AE TRE SC SR DES Oxyde de An Re TOR er
sos On mélange cette poudre avec :
Essence de girofle, . , ,. . . 1 gr.
Vageline liquide; ; 4: ,1 2 5'gr.
M. le professeur E. Métral recommande l’emploi de la poudre de Witzel mélangée avec de l’eucalyptol. Voici deux autres formules proposées par Witzell pour l’encapage.
1 Ce nt RE PS RSR | gr.
Acide phéniquen : .:. :..: . 0 gr, 50
WApAROn ES en ee 0 SP. 410
AE NN RS TE EN EE À Ur Ou bien :
Bichlorure de mercure . | MAS de CHOmMOl AR UE ANT 2 2 | Ë Acide phénique . . ES CADET Chlorhydrate de re ae oo ele
Oxyde de zinc. . . , Craie préparée .
Glycérine -pure- :° . ,. . a q. s.
Essence de menthe . , . . pour faire une pâte.
On peut encore se servir du ne iodoformé de M. Lehr, dont la formule est :
Collodion pharmaceutique . . . 30 gr.
Fu dti ee MR rss en 0 ET:
Créosote de hêtre . . . . . . V gouttes.
On mélange cette préparation avec l’iodoforme et on Papplique sur la pulpe en plusieurs couches différentes. M. L. Jack! remplit la concavité d’une coiffe de platine
1 American system of Dentistry. Livre II, Article « Conservative treatment of the pulp. »
avec un mélange d'oxyde dezinc, de créosote et d'huile de girofle. Il applique cette coiffe sur la pulpe, laisse sécher et recouvre le tout d’une obturation à l’oxychlorure ou à l’oxyphosphate de zinc. |
Quelques auteurs mettent simplement sur la partie dénudée de la pulpe une combinaison d’oxyde de zinc et
de créosote en consistance crêmeuse. Ils laissent sécher et obturent sans mettre de coiffes métalliques.
Une matière qui se rapproche beaucoup du plâtre comme qualité est l’oxysulfate de zinc qui durcit très rapidement
ot n’est altérable en aucune façon. Il existe actuellement une pâte appelée : ciment non trritant de Weston, qui n’est probablement pas autre chose que cette dernière substance.
Quant au ciment actuel, il ne doit pas être mis en contact direct avec la pulpe à cause de l’acide pyrophosphorique qu’il contient et qui est très irritant.
Enfin en 1873, le D' Cravens d’Indianapolis, à proposé comme moyen d’encapage des pulpes, le lactophosphate de chaux.
On voit par ce rapide exposé l’embarras que peut
“éprouver le praticien dans le choix d'une bonne substance d’encapage.
Pour les raisons que nous äavons énumérées plus haut, le plâtre nous pra ît présenter plus d’avantages et nous allons expliquer en peu de mots comment on doit se comporter en présence d’une pulpe dentaire mise à nu accidentellement ou par la carie.
Si dans la dénudation de la pulpe, il se produit une hémorragie, on peut l’arrêter assez facilement par des injections d’eau tiède mélangée à un liquide antiseptique,