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Aussi, en présence des échecs répétés de la sérothérapie, en particulier dans la forme pseudo-palustre, les auteurs ont-ils tenté les méthodes thérapeutiques les plus variées avec des résultats malheureusement très inconstants.
La vaccinothérapie, dont on tend de plus en plus -à rapprocher le mode d'action de celui de la protéinothérapie non spécifique, a connu comme cette dernière de remarquables succès et de retentissants échecs. Nous verrons, d’ailleurs, plus loin, si ces échecs ne sont pas dus, en partie au moins, à ce que la médication par choc a été instituée à un moment où l'organisme était encore incapable d’utiliser aux fins de sa guérison la réaction générale ainsi provoquée.
L'abcès de fixation a été également essayé avec des fortunes diverses. Son mode d'action reste incertain, mais il semble acquis que, comme pour la protéinothérapie, on ne doive pas y avoir recours trop tôt.
La chimiothérapie est peut-être la méthode qui est appelée à donner le plus de succès, du moins si elle est instituée tout au début de l’affection qui nous occupe. Bien des produits ont été conseillés (salicylate de NaOH, bleu de méthylène, arsenicaux...). Plus récemment on s’est servi du jaune d’acridine (trypaflavine allemande, gonacrine française) et il est incontestable que ces colorants semblent avoir une très réelle affinité pour le méningocoque. Rappelons, en particulier, les observations publiées à cet égard, après celles de Friedmann et Deicher, par MM. Darré,
R. Rafiray 3
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Albot, Berdet, Laffaille (Société de Biologie, 1928), par MM. Veillon, Martin, Roux (S. M. H. P., 1929). Ces auteurs arrivaient à la conclusion que dans les septicémies à méningocoques datant de moins d'un mois et où souvent l'organisme n’est pas encore à même d'exploiter les effets du choc, le traitement au jaure d’acridine offre de grands avantages. Leur méthode consiste à introduire par voie intra-veineuse une première dose de 0 gr. 10 à 0 gr. 20 de gonacrine ou de trypaflavine : au besoin les injections sont renouvelées tous les deux ou trois jours. On peut augmenter la dose du médicament. Il semble toutefois prudent de ne pas dépasser celle de 0 gr. 40, ce qui exposerait à des troubles divers : nausées, vomissements, asthénie, oligurie.. (Darré, Albot, Berdet, Lafaille).
L’endoprotéinothérapie, enfin, dernière venue des méthodes thérapeutiques, tient une place intermédiaire entre le traitement spécifique et la protéinothérapie non spécifique. Nous allons essayer, dans les pages qui suivent, d'en montrer tout l’intérêt et d'en dégager les indications.
L'Endoprotéinothérapie méningococcique et son emploi dans la méningococcémie à
type pseudo-palustre.
Cette méthode dérive des travaux de MM. Teissier, Reilly et Rivalier sur la vaccinothérapie spécifique antichancrelleuse, et c'est le Dr Reïlly, créateur de la méthode, qui a conseillé son emploi dans la ménin-
gococcie et dans la fièvre ondulante.