‹ Contribution à l'étude du traitement de la syphilis: par les injections de cyanure de mercureChapitre 9 sur 30 · MC PANNES · texte numérisé non relu

MC PANNES

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et là où les autres médications mercurielles avaient échoué (Güntz, Mandelbaum, observ. VI, VIIL IX, X).

Il résulte donc de ce qui précède que ses effets sont applicables aussi bien aux manifestations de moindre conséquence qu'à celles qui atteignent des organes importants et peuvent compromettre la vie ou les fonctions de la vie.

Le mauvais état général de l’organisme ne constitue pas une contre-indication aux injections de cyanure.Nous avons traité des malades (observ. XX V, XX VI, XX VII, XLI), qui s'étaient présentés à nous dans un grand état d’affaiblissement, et offraient le tableau complet des symptômes de l’anémie syphilitique: dépression physique et morale, pâleur, amaïigrissement, perte de poids, et sueurs nocturnes. Chez eux la pénétration du mercure dans l’organisme, loin de favoriser cetteanémie, la combattait d'une façon certaine. Après quelques piqûres on constatait un relèvement notable de l’état général ; les forces revenaient, l’amaigrissement cessait, et le poids remontait à son chiffre normal. Le malade de l’'observ. XXX VITqui avait au début de sa maladie perdu deux kilogrammes de son poids, l’a vu bientôt après avoir suivi notre traitement, remonter à la normale. Ilen est de même de la malade de l'obs. XLVII. Nous regrettons à cet effet de ne pas fournir un plus grand nombre de chiffres éloquents concernant ce point particulier ; malgré nos recommandations les malades oubliaient de se peser.

Nous croyons aussi que toutes les défectuosités de ia bouche ne doivent pas empêcher d’instituer les piqûres.

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Beaucoup de nos syphilitiques avaient des dents déchaussées, du tartre en grande quantité, des chicots (observ. XI, XVI, XX VII, XXXI, XLI, XLVIII), ce qui devait mettre la muqueuse buccale en état de moindre résistance : et cependant nous n'avons observé chez eux aucun phénomène de stomatite ou de gingivite.

Parmi les nombreux malades que nous avons étudiés, nous n'en voyons que deux chez qui les résultats n’aient pas été aussi satisfaisants que l’on était en droit de l’attendre (observ. XX X VI et L). Nous avions affaire là à un facteur de gravité de la plus haute importance, l’alcoolisme, et c’est peut-être dans cette diathèse qu'il faut chercher la cause de notre échec. M. Fournier dit en etfet que l’alcoolisme détermine très rapidement des syphilides de modalité tertiaire, et que même dans les premiers temps son influence se traduit « par des poussées spécifiques de la plus haute virulence ou par le début de lésions phagédéniques très rebelles ». Il est encore susceptible de produire des poussées, incessantes, et c'est ainsi que l’on voit de malheureux malades € pré- « senter coup sur coup, en dépit de tous les traitements, « des manifestations spécifiques multiples et ne sortir « d’une poussée que pour rentrer dans une autre ».Cesont en somme les faits que nous avons observés. Il ne faut donc pas incriminer le cyanure de mercure comme étant la cause de ces échecs.

Avantages des injections de cyanure

de mercure.

Nous envisagerons à ce propos les avantages que le cyanure de mercure possède sur les sels insolubles, et ceux qu'il a sur les autres sels solubles.

Lorsqu'on introduit par injection hypodermique dans l'organisme une certaine quantité d’un composé mercuriel insoluble, on s’expose à un grand nombre d'accidents. Un des plus importants est l’intoxication, elle s'explique par ce fait qu'une quantité de mercure assez forte étant emmagasinée dans les tissus peut être résorbée subitement et aller imprégner l’économie et produire alors un empoisonnement mercuriel.

M. Gaucher en a rapporté (1899) un cas survenu deux mois après des injections de calomel et terminé par la mort.

L'embolie pulmonaire est aussi redoutable et n’est pas très rare, On en a vu après des injections de calomel (Ordmanson, 12 cas) et de salicylate de mercure (Glagolf). Suivant M. Renaut elie peut se produire malgré

les plus grandes précautions: elle peut survenir long-

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