‹ Contribution à l'étude du traitement de la tuberculose par une méthode d'autosérothérapieChapitre 13 sur 23 · LD DE TL · texte numérisé non relu

LD DE TL

En outre, ce que nous avons dit du mode d'action peut nous

expliquer le rôle respectif du vésicatoire et de l'injection. Nous avons, en effet, admis que le sérum déjà riche en anticorps,

appelé par le traumatisme cutané, passe à travers la peau pour se collecter dans la vésicule formée : mais cette filtration à travers les mailles du tissu conjonctif, qui est l'agent le plus actif dans la création de l’immunité (Paraf), transforme, remanie, cette exsudation, qui s'enrichit encore en agents immunisants (Godlenski).

L'explication est donc simple : le vésicatoire, qui agit comme facteur de révulsion, crée surtout des phénomèmes de réaction cutanée qui enrichissent le liquide collecté du corps immunisant; et, lors de leur réintroduction dans l’organisme, ces produits seront encore absorbés par la peau, qui augmentera leurs

propriétés curatives. Loin de s'opposer, ces deux moyens, au

contraire, se complètent et additionnent leurs effets pour aboutir à la formation d'anticorps spécifiques.

Le vésicatoire, « dont les indications sont si nombreuses chez le tuberculeux » (Micheleau), voit donc augmenter le champ de ses applications : et la vésiculothérapie, agissant par révulsion, mais surtout par des phénomènes d’immunisation, demeure une méthode inoffensive, logique, d’une application facile, dont les effets sont « supérieurs à toutes les sérothérapies » (Artault).

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