‹ Contribution à l'étude du traitement de la tuberculose par une méthode d'autosérothérapieChapitre 14 sur 23 · RESULTATS CLINIQUES · texte numérisé non relu

RESULTATS CLINIQUES

Nous avons, au cours de notre travail, relaté plusieurs cas de guérison par l’autosérothérapie : nous voudrions les grouper ici avant de donner l’analyse de nos observations.

4° Gilbert, qui avait pratiqué de nombreuses cures de plasmothérapie, notait, en 1910, que si la pleurésie tuberculeuse guérissait entièrement et avec rapidité, les lésions pulmonaires sous-jacentes n'étaient nullement influencées : cependant une atteinte discrète du parenchyme, une lésion prise au début, pouvaient céder aux injections de la sérosité pleurale. ;

2° L’autosérothérapie eut de meilleurs résultats entre les mains de Ramond, qui aime à l’employer dans « les hémoptysies et les tuberculoses fébriles rebelles à tout traitement ». Ce procédé atténue « certaines manifestations toxiques, la fièvre et la tachycardie en particulier ». Nous avons déjà signalé les résultats décrits par Peus et Weiksel qui continuent son emploi et citent de nombreux cas de succès. Mais nous voudrions, en passant, faire état des observations de Busquet qui traita deux tuberculeux à l'hôpital militaire de Bordeaux en 1911. Chez le premier, il constate une amélioration rapide de l’état général, un relèvement de l'appétit, sans que les signes physiques et bactériologiques aient montré un sensible progrès. Mais chez le second, en même temps que l’état général devient excellent, les injections de sérum diminuent l’expectoration bacillifère, font disparaître les craquements du sommet droit où il persiste seulement un peu d'obscurité. Nous citerons sa conclusion qui est réservée mais encourageante ;: « La durée du traitement a

Page 1