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êté insuffisante pour permettre de porter un jugement justifié; cependant, en tenant compte des changements profonds et heu-
reux apportés par l'intervention thérapeutique, on se laisse
aller à penser que l’autosérothérapie utilisée d’une façon précoce, continue, prolongée, pourrait être utilement employée pour le traitement des tuberculoses pulmonaires à lésions peu étendues et récentes... ».
3° La vésiculothérapie à déjà produit d'excellents résultats dans les mains de Lassablière qui résume quelques faits cliniques dans un article de la « Médecine ». Ii constate surtout, chez des tuberculeux dont la maladie est confirmée par la radiographie ou le laboratoire, une diminution des signes généraux, eb une amélioration notable des signes fonctionnels. En effet, la température redevient normale au bout de 6 à 10 injections; la dyspnée s’atténue peu à peu, la toux disparaît progressivement, les sueurs diminuent, l’appétit revient, tandis que les digestions reprennent leur fonction normale. « Ces résultat: sont plus évidents et plus marqués chez des gens jeunes et qui présentent des lésions en évolution rapide avec une forte fièvre. » Cependant l’auteur oublie, dans ce bref aperçu, de nous donner l’évolution des signes physiques : il déclare simplement que les formes avec épanchement pleural ont été celles qui ont été le plus rapidement améliorées, sinon guéries. Nous regrettons un peu le vague qui entoure le résumé de ces observa- Hions : nous devons cependant remarquer que ce sont les premiers essais dans le traitement de la tuberculose et que les conclusions paraissent optimistes : en ellet, le médecin parisien termine en écrivant que cette indication paraît « douée des plus vastes perspectives ».
C’est pourquoi nous avons employé cette méthode dans Île service de M. le Professeur Micheleau, et nous voulons donner ici le résultat de quelques cas traités par la vésiculothérapie.