OBSERVATION
L... (Maurice), 31 ans, ingénieur, réformé de guerre à 100 p. 100 pour une tuberculose pulmonaire évolutive : tandis que le poumon gauche paraissait normal, on trouvait des lésions d'infiltration et de ramollissement du lobe supérieur droit avec des signes de pleurite à la base droite.
Le traitement est commencé en novembre 1929 : A ce moment, les signes stéthoscopiques indiquent un ramollissement progressif et rapide du sommet droit avec mauvais état général. On applique tous les quinze jours sur le sommet malade un vésicatoire de 5 sur 10 dont on injecte la sérosité (environ 10 ec.), tandis qu’on continue le traitement en cours, c’est-à-dire : cachets de Ferrier, sérum hématopoïétique et gaïacol iodoformé. A la troisième injection, le malade accuse une amélioration marquée des phénomènes locaux et des signes généraux : la température tombe, l’appétit revient, le poids augmente. Deux hémoptysies se produisent aux mois de janvier et d'avril, mais d’une importance bien moins marquée que des hémoptysies antérieures.
Aujourd’hui, l’examen stéthoscopique du poumon droit montre que les gros râles humides du début ont disparu et qu’il existe seulement quelques râles sous-crépitants assez fins avec souffle inspiratoire, et une expiration soufflante et prolongée. L'état général est assez bon pour que le malade puisse vaquer à ses occupations professionnelles, son poids a augmenté de 5 kilos.
Nous avons donc observé ici une amélioration très nette dans l’évolution de la maladie : tandis que les signes généraux de l’infection disparaissaient, on pouvait voir une régression de l'atteinte parenchymateuse aboutissant à l'arrêt de la poussée évolutive et à un état persistant de stabilisation.