‹ Contribution à l'étude du traitement de la tuberculose par une méthode d'autosérothérapieChapitre 21 sur 23 · ER T · texte numérisé non relu

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Il y a sept ans que ce jeune homme a commencé à se plaindre de son côté gauche, en même temps qu’il toussait et crachait abondamment. En mars 1930, il se sent à bout de forces, étant essouiflé par le moindre effort et ayant maigri de 4 kilos en quatre mois.

Lors de son entrée, on diagnostique une tuberculose avancée du poumon gauche, où la base présente un gros souffle et des râles souscrépitants : le sommet paraît indemne. Le malade est très fatigué, dyspnéique, avec un pouls rapide, irrégulier, instable. Il crache abondamment, et, dans l’expectoration mucopurulente, on trouve de nombreux B. K. On commence les phlyctènes, dont la première amène une baisse de la température (de 40° à 38°).

La marche continue progressivement, et les crachats prennent de plus en plus la forme nummulaire. Au début de mai, on constate une atteinte du poumon gauche, dont les deux tiers supérieurs présentent un souîfle surtout expiratoire entouré de râles humides; le malade continue à cracher, à tousser, à maigrir, et il meurt brusquement une nuit de pneumothorax spontané.

Conclusion. — Chez un tuberculeux jeune, dont les deux poumons présentaient des lésions profondes et rapidement évolutives, le traitement institué n’a pu mettre un frein à la marche de la maladie. Les signes généraux et les phénomènes fonctionnels n’en ont reçu que peu d'avantages, l’aflection bacillaire ayant trop profondément atteint ce jeune organisme.

OBsERvATION VIII.

Cortico-pleurite.

P... (Marcelle), jeune ouvrière de 28 ans, est entrée à la salle 26 pour des phénomènes pulmonaires qui ont débuté brusquement quelques jours auparavant. Elle à ressenti un frisson intense avec un violent point de côté en même temps qu’une toux sèche l’obligeait à interrompre son travail.

Un examen sérieux détermine l'existence d’une pleuro-congestion de la partie moyenne du poumon droit : les phénomènes aigus ont rapidement disparu après une thérapeutique appropriée, et la malade

A ne ne

quitte l'hôpital au bout de quinze jours pour continuer sa convales-

- cence à la Campagne. Mais, le 29 mai (moins d’un mois après), elle

revient salle 26 pour des accidents moins violents, mais plus inquiétants. Le sommet droit respirait mal, en même temps que de nombreux râles sous-crépitants indiquaient l'existence d’une lésion en évolution : peu de fièvre, mais une grande fatigue et de l’amaigrissement; un vésicatoire est appliqué le lendemain de son entrée, il amène aussitôt un arrêt de l'élévation thermique; la température (de 37°6) se fixe à 37 pour ne plus en bouger en même temps que l’appétit reparaît et que l'impression de fatigue fait place à un état d’euphorie complète. L'état pulmonaire paraissait aussi en voie d'amélioration, mais notre sujet, se sentant mieux, quitta l'hôpital pour retourner à la campagne.

En résumé, après une congestion pulmonaire ayant atteint le poumon et la plèvre, cette malade a commencé à faire une infiltration tuberculeuse de son poumon droit : traitée par la vésiculothérapie, elle vit s'améliorer ses signes généraux d'infection, mais une observation, insuffisamment prolongée de son appareil pulmonaire ne peut donner le résultat créé par cette thérapeutique.

Conclusion des observations.

Après La lecture et l'étude des cas cliniques que nous venons d'exposer, que peut-on conclure ?

1° Que chez tous nos malades le traitemient a merveilleusement atténué l'intensité des signes généraux de la maladie la température, l'appétit, le poids, la transpiration, la douleur (cas VIIT), se sont toujours bien trouvés de l'emploi de cette médication. Dans certains cas même (V), eux seuls ont été combattus.

2 La pleurésie semble être la maladie qui réagit le mieux aux injections du liquide vésiculaire. Le jeune H... (cas D) ya dû, croyons-nous, exclusivement sa guérison rapide et inespérée, et D... (IV) voit aussi disparaître son épanchement sans retard.

| Soubigou

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3° Si B... (cas ID) voit persister le liquide pleural, l'infection bacillaire sous-jacente semble atténuée et arrêtée après les injections; cet état paraît même durer depuis quatre mois. C'est aussi en état de stabilisation que se trouve M... (cas VI), dont deux sommets pourtant présentent des lésions tuberculeuses au début. Enfin, le cas n° [ offre à considérer un arrêt complet de la marche tuberculeuse chez un homme au passé bacillaire affirmé par un certificat de réforme.

4° Un bacillaire (cas VID qui présente des lésions étendues et rapidement envahissantes des deux poumons résiste à tous les efforts thérapeutiques et meurt subitement une nuit quelle médication peut prétendre améliorer et guérir tous les tuberculeux ? Ce n’est pas celle que nous étudions, dont les résultats semblent pourtant réconfortants et paraissent mériter des études ultérieures qui, nous l’espérons, aboutiront à aïder la guérison de cette maladie si répandue et si dévastatrice qu'est la tuberculose.

Douleur.

Nous voudrions grouper dans un même chapitre tous les points de côté, les algies diverses dont se plaignent st souvent les tuberculeux.

Notre camarade L..., qui était interne de M. le Professeur Micheleau, se déclarait surpris des heureux eflets que procurait cette méthode dans le soulagement des douleurs. M. Le L..., qui eut l’occasion de soigner de nombreux malades au sanatorium, nous a rapporté deux cas de guérison rapide d'un point de côté atroce ayant résisté à toutes les thérapeutiques le vésicatoire essayé seul n’en eut pas raison, mais l'injection de la sérosité fut rapidement suivie de la disparition complète du point si tenace et si douloureux.

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