‹ Contribution à l'étude du traitement de la tuberculose pulmonaire dans les sanatoriaChapitre 7 sur 33 · DU SANATORIUM · texte numérisé non relu

DU SANATORIUM

1877-1879 — 4.5 p. mille

C’est-à-dire que la moyenne de la mortalité par tuberculose pour une période de 3 ans était de 4.0 pour mille avant l’ouverture de l’établissement et est descendue à 2.40/00 après son ouverture.

Si l’on envisage maintenant la proportion de décès par rapport à la mortalité générale, nous trouvons:

auf die Mortalitat der Eingeiorenen in den vorzugsioeise von Phtisikern besuchten Kurorten. Deutsche medezin. Zeitung. 1890,

(1) Nahm. Sind Lungenkeilanstalten eine Gefahrfür die TJmgebung ? — Münch méd. Woch. n» 40, 1895.

— se¬

in

AVANT l’oUVEHTURE DU SANATORIUM

APRÈS l’ouverture DU SANATORIUM

Ce qui donne une moyenne de 18. 9 0/0 pour le tableau III et 11. 9 0/0 pour le tableau IV.

Il résulte de toutes ces statistiques que les sanatoria, loin d’avoir une influence fâcheuse, ont une influence heureuse sur la vie des populations qui les entourent. La raison en est sans doute en partie dans le bien: être qu’ils répandent autour d’eux, en partie aussi peut-être dans la propagande par le fait qu’ils pratiquent comme écoles d’hygiène.

Si, par contraste, nous jetons un coup d’œil sur la situation sanitaire des stations libres où fréquentent les phtisiques, nous y voyons la mortalité par phtisie augmenter à mesure que monte leur renommée. Le docteur Knopfquia fait! une enquête à ce sujet (Zoc. cit.), areçu des municipalités auxquelles il s’est adressé des réponses navrantes, toujours les m'êmes, indiquant une augmentation des décès par tuberculose parmi les indigènes de ces stations.

Les faits parlent donc par eux-mêmes et il est facile de résumer ce long chapitre. D’une part, les hôpitaux ordinaires où des mesures prophylactiques spéciales ne sont pas prises, sont une cause d’infection pour le per"

sonnel et les stations libres pour phtisiques augmentent le nombre des tuberculeux parmi les habitants. D’autre part, les mesures prises dans les sanatoria suffisent pour rendre les bacilles de leurs pensionnaires inolFensifs, puisqu’on ne trouve de contagion ni parmi leur personnel, ni parmi les habitants des villages auprès desquels ils sont construits.

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