OBSERVATION IV
Q..., 16 ans, ferblantier.
Début assez lent de l'affection en mars 1925 par une diminution progressive des forces, mais sans autres phénomènes : ni température ni signes fonctionnels. Etat stationnaire jusqu’en janvier 1926, malgré un séjour à la campagne.
Entre au Perron le 4 mars 1926 :
Malade petit, légèrement amaigri (49 kilos), qui tousse et crache peu, dont la température oscille entre 37°5 et 38°. Tension de 105/60. Pas de troubles des fonctions digestives.
A ce moment, lésions unilatérales localisées au sommet droit : râles inspiratoires peu nombreux apparaissant surtout après la toux.
A la radioscopie : image de lobite supérieure droite très nettement limitée par la scissure interlobaire.
Malgré la cure sanatoriale, le malade a perdu un kilo depuis son entrée, la température s’est élevée et oscille entre 37-38°5 et même 39°. Les lésions du sommet droit paraissent rapidement évolutives avec un caractère de ramollisse-
Ode
ment progressif : submatité, râles bulleux très nombreux disséminés sous la clavicule, dans les fosses sus et sous-épineuse du poumon droit. On ne trouve pas de signes nets du côté gauche. :
Traitement par l'hyposulfite d’or du 8 mai au 17 août 1926 (7.20) sans accident.
Au mois d’août, la température s’est stabilisée entre 36°5 et 37°5; le malade a repris 5 kilos.
On a l'impression très nette d’un assèchement des lésions : en effet, dans la fosse sus-épineuse droite, au lieu des très nombreux râles humides qu’on entendait, on ne perçoit plus qu’une respiration très soufflante aux deux temps avec quelques frottements.
Le malade part à ce moment se faire opérer d’un volumineux abcès de la marge de l’anus consécutif à une fistule anale que le malade présentait avait le traitement. Quand le malade revient, il a maigri de 3 kilos et sa température présente quelques irrégularités à cause de la suppuration persistante.
On soumet le malade à un deuxième traitement qui est en cours : l’état général redevient de nouveau excellent; les signes pulmonaires n’ont pas varié depuis le dernier exament : respiration très soufflante au sommet droit avec retentissement de la voix et de la toux. Le lobe supérieur droit paraît plus opaque aux Rayons X que lors du premier exament. Cependant les Bacilles de Koch n’ont pas disparu de lexpectoration qui est très peu abondante.