OBSERVATION VII
R..., 24 ans, mouleur.
Début brusque en octobre 1924 par un violent point de côté droit : à partir de ce moment, toux et amaigrisssement progressif. |
En février 1925, pneumothorax droit qu’on arrête au bout d’un mois à cause d’une symphyse. Peu de temps après, phrénicotomie droite (Professeur Bérard).
Entre au Perron le 25 juillet 1925.
Malade très amaigri (55 kilos), en mauvais état général, toussant et crachant beaucoup.
Lésions bilatérales : au sommet gauche, signes de ramollissement peu étendus.
A droite : signes géodiques dans la partie antéro-externe du lobe supérieur droit.
Examen radioscopique confirmatif. Tension 110/70. Légère diarrhée.
Le malade mis à la cure sanatoriale ne s’améliore pas : température à grandes oscillations dépassant 39°5, amaigrissement (54 kilos), sueurs nocturnes, les signes stéthoscopiques . de ramollissement s’accentuent à gauche.
Traitement par l'hyposulfite d’or du 31 octobre 1925 au 2 janvier 1926 (7 gr. 40), sans aucun incident,
A ce moment, la température s’est considérablement abaissée : elle dépasse rarement 37°8. Expectoration très réduite (4 à 5 crachats par 24 h.): pas de bacilles.
Inoculation à un cobaye de 2 cc. de crachats; après deux mois, on trouve un abcès au point d’inoculation, un gros tubercule mais non caséeux du mésentère; des granulations miliaires dans le foie. Rien, ni à la rate ni au poumon.
A l’auscultation : amélioration évidente à gauche où on ne retrouve plus aucun signe de ramollissement. A droite, souffle cavitaire, mais pas de gargouillements. Râles humides
AOC
épars sous la clavicule et dans le creux de l’aisselle. Mais cette amélioration ne persiste pas. Un mois après : température à 38°7 le soir. Anorexie, Amaigrissement. Diarrhée légère.
Deuxième traitement du 17 mars au 25 juin 1926 (6 gr. 75).
Malgré celui-ci, nouvelle poussée évolutive pulmonaire accompagnée d’une diarrhée grave.
Le 1: juillet 1926, le malade présente une crise abdominale douloureuse qui fait penser à une perforation intestinale. Le malade meurt quelques jours plus tard avec des signes de péritonite localisée. La nécropsie confirme le diagnostic.