‹ Contribution à l'étude du traitement de la tuberculose pulmonaire par le pneumothorax artificielChapitre 9 sur 16 · RESULTATS · texte numérisé non relu

RESULTATS

1° Résuzrars iMMéprars. — Les résultats immédiats du pneumothorax sont symptomatiques et découlent entièrement de son mode d’action que nous avons déjà étudié.

La caverne étant comprimée commence par se vider ; done l’expectoration est d’abord beaucoup plus abondante, pouvant même aller jusqu’à la vomique (Courmont), et ceci à chaque nouvelle insufflation d’air; puis elle diminue rapidement souvent jusqu’à disparition absolue; en tous cas, si elle persiste, elle est peu abondante et ne contient que peu ou pas de bacilles de Koch.

En même temps, les quintes de toux, atténuées dès les premières insufflations, finissent par disparaître.

Quant aux hémoptysies, comme nous l’avons déjà vu, elles sont supprimées presque immédiatement.

Un autre résultat de la compression par le pneumothorax, est l’expulsion, en même temps que des crachats, des produits toxiques qui, dus aux processus tubereuleux, se répandaient dans tout l’organisme, produisant fièvre et sueurs. La fièvre n’est pas toujours influencée dès le début du traitement; il est même un fait d’expérience, c’est que la température monte souvent le jour même de l’insufflation pour baisser ensuite soit rapidement soit de façon progressive, ce qui est le mode le plus courant. Les sueurs nocturnes disparaissent également et le malade accuse

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alors une sensation d’euphorie caractéristique ; n’ayant plus de fièvre, plus de sueurs profuses, il dort la nuit, il peut se reposer. Son état psychique est fortement influencé ; il espère en la guérison car il sent ses forces revenir; et alors même que le résultat du traitement ne serait pas autre, celà suffirait à en justifier l’application. Mais il y a plus; ce résultat se traduit par des signes objectifs ; l’appétit redevient normal et permet au malade de s’alimenter ; son poids augmente progressivement ; l’état général redevient bon; un pneumothorax régulièrement entretenu lui permet de reprendre en partie ses occupations, ou bien même il marche vers la guérison complète.

2° RÉSULTATS ÉLOIGNÉS. — [Les preuves anatomiques de cette guérison intégrale nous sont fournies par les autopsies de malades traités par pneumothorax artificiel et morts de complications non pulmonaires. D’après les travaux de Forlanini, de Graetz, de Lenke à ce sujet, le poumon retrouve, après cessation du traitement, toute sa capacité fonctionnelle et les lésions sont cicatrisées par production de tissus conjonctifs. De plus, la plèvre viscérale est épaissie, mais on ne constate généralement pas d’adhérences.

Cliniquement, pour être considéré comme guéri, le mafade doit, deux ou trois ans après la cessation du traitement, avoir pu reprendre ses occupations antérieures, son activité normale: il faut que l’examen minutieux elinique et bactériologique soit négatif; il faut que la radioscopie nous montre l’azote complètement résorbé, le poumon avec ses lésions cicatrisées, revenu à son volume normal, ayant retrouvé sa valeur fonctionnelle presque intégrale.

Des observations concluantes à ce sujet ont été publiées par Forlanini, Spengler, Dumarest, Piery et beaucoup

d’autres.

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