‹ Contribution à l'étude du traitement des colibacilloses par le bactériophageChapitre 12 sur 18 · AGE · texte numérisé non relu

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de lyser in vitro des germes pathogènes divers, certaines de ces souches se montrant particulièrement actives vis-à-vis du colibacille. | Le bactériophage serait un corpuscule vivant susceptible de se multiplier et d’assimiler. Il vivrait aux dépens des microbes qu’il dissout, aussi lui a-t-on donné souvent le nom de « microbe des microbes ». Nous disions plus haut qu'il était invisible avec les procédés microscopiques actuels ; en effet c’est un élément traversant les filtres poreux, par exemple les bougies Chamberland L3, peut-être même L5. C’est un organisme vivant, puisque une quantité infinitésimale de suspension de bactériophages introduite dans une culture abondante de germes, amènera une lyse de ces micro organismes. Certains auteurs, tels que Bordet ont pensé qu’il s'agissait d’une diastase prétextant certaines actions du germe. Il nous semble que la théorie diastasique est peu valable. Sans doute une diastase agit en catalyseur, mais multipliée indéfiniment cette même diastase ne pourrait point donner des effets de plus en plus actifs. Peutêtre une diastase diluée mille fois par exemple donne plus d’effet que le millième de la quantité initiale, mais son activité deviendra certainement moindre. Or, le bactériophage, au contraire, par des repiquages successifs en présence de germes prendra une activité

de plus en plus grande.

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Nous avons remarqué souvent que, pour obtenir une lyse importante et même totale, il fallait mettre en présence beaucoup de bactéries et peu de suspen-

sions de bactériophages. Nous sommes même arrivés à la conclusion suivante : dans un tube de 30 cc. de culture contenant 500 millions de germes par cc. il nous faut introduire à peine une dose de suspension active pour obtenir une dissolution complète des ger mes. |

En présence d’un moyen de lutte aussi puissant, beaucoup ont essayé de s’en servir dans les infections microbiennes et particulièrement dans la colibacillose Parfois les résultats ont été peu probants, souvent ils ont été remarquables. Nous avons essayé de reprendre ces travaux en employant des méthodes préconisées par M. Peyre. Nous pensions qu’en présence d’une maladie aussi polymorphe, tant dans ses formes que par ses agents, il nous fallait pour lutter contre elle un moyen souple donnant une destruction complète, totale, persistante des germes. Nous avons vu combien les germes de la colibacillose sont nombreux, combien de formes différentes ils prennent ; nous avons déploré les échecs du traitement chimique, ceux de la vaccinothérapie. Seul le traitement par le bactériophage nous paraît être susceptible de donner les conditions thérapeutiques requises.

D’Hérelle étudia le comportement du bactériophage

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