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dans les colibacilloses. Il remarqua que, dans certains cas, des colibacilles ou des agents de même nature pourraient être bactériophago résistants vis-à-vis de certaines races de bactériophage. Ces mêmes coli pouvaient être lysés par d’autres races et avec Tomaselli, il affirme que certaines souches peuvent se trouver parasitées tout en étant susceptibles d’être Ivsées par d’autres races de bactériophages. Cette association, colbacilles plus bactériophages, donnerait une hypervirulence aux germes.
Il reconnaît que les colibacilles sont les races bactériennes les plus hétérogènes qui existent. Jusqu’aü jour où l’on aura réussi à isoler une race de bactériophaëes polyvirulents, il semble préférable de préparer pour chaque cas particulier des « bactériophages adaptés », ce qui fut souvent injustement nommé autobactériophage, lorsque la bactériolyse n’a pas été obtenue par les souches préparées par le Professeur D'Hérelle.
Nous avons eu l’occasion de soigner un certain nombre de colibacillaires par cette méthode et nous avons eu une destruction complète des germes pathogènes dans la plupart des cas.
Pour préparer nos bactériophages adaptés, nous: nous sommes servi des souches du professeur D’Hérelle et nous nous sommes efforcé d’exalter leur virulence -en présence des germes en cause. Très souvent les races
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que nous avions se sont montrées actives, c'est qu'em effet .d’Hérelle a toujours cherché à rendre ses bactériophages le plus polyvirulent possible.
Voici la technique que nous employons. Nous prélevons aseptiquement les produits pathologiques du malade et nous faisons des cultures, cultures de vitalité et cultures de différenciation. Nous isolons les germes et nous ensemençons sur milieux liquides. soit bouillon peptoné, soit milieux synthétiques de D'Hérelle à l’asparagine. Nous nous attachons toujours à nous trouver dans les conditions préconisées par l’auteur, en particulier pour la question du pH, qui sera de 7,8, alcalinité qui paraît la plus favorable pour la culture des bactériophages dans ces infections. Mais, si nous nous servons de milieux assez fortement alcalins, nous devons toujours nous souvenir qu’il faudra rapprocher le pH de l’organisme de notre. malade du pH de la culture.
En présence de nos cultures pures de microbes en cause, nous mettons nos souches de bactériophages. Parfois une lyse complète s'obtient. Le bactériophage est prêt à l’emploi, parfois, la lyse est incomplète,
c’est alors qu’il nous faudra différencier les germes . non lysés et essayer leur lyse avec de nouvelles races.
Dans tous les cas, il nous faudra filtrer notre produit
sur bougies Chamberland L3. Nous pourrons repartir
de ce filtrat, pour réinoculer nos cultures primitives.
Parfois nous observons qu’un microbe mis en! présence d'une souche de bactériophage, une première ‘fois est résistant, et devient sensible ensuite.
Souvent, nous remarquons qu'il faut un certain nombre de filtrations et de mises en présence pour obtenir une lyse totale. | br
En résumé, la technique que nous proposons ‘est celle-ci :
1° séparation des germes;
29 ensemencement des germes purs dans deux tubes en quantité égale jusqu’à formation d’un léger trouble ; dans l’un introduction d’une quantité très minime de suspension de bactériophage. L'autre sera le témoin ;
39° au bout de 6 heures d’étuve, vérification de l’état des cultures. S'il y a lyse totale, le bactériophage est virulent pour les espèces microbiennes du malade. Après filtration, il sera prêt à l’emploi;
49 s’il n’y à pas de lyse totale, réensemencement desgermes en deux tubes. Vérification et détermination du trouble persistant. Inoculation dans l’un des tubes du filtrat précédent et de souches nouvelles de bactériophages ; ue
5° la mise en présence des germes et des bactériophages doit être faite jusqu’à ce que l’on ait une lyse complète ; ir
6v toutes ces opérations seront suivies de filtra-
tions sur bougies L3.'Les différents filtrats sont réunis.