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important à connaître parce qu'il est le plus fréquent. Il consiste en une migration microbienne, qui venant d’un foyer infectieux, le plus souvent intestinal, passe dans le sang et de là dans les voies urinaires. L’infection métastatique a souvent comme origine un autre foyer infectieux d’où le colibacille, l’entérocoque, le streptocoque, ou tout autre germe, peuvent passer dans la circulation. De là, entraînés par le courant sanguin, ils vont se fixer dans les voies urinaires ou dans tout autre organe.
Heïitz-Boyer mit nettement en relief l’importance du foyer intestinal comme source d’émigration des colibacilles et des germes analogues. Il avait été frappé par l'impossibilité de guérir des colibacillaires s’il ne soignait pas en même temps leur intestin. Il posa alors le terme de « syndrome entéro-rénal ».
On a su depuis que des localisations secondaires peuvent se faire sur d’autres organes tels que le foie, les poumons, les veines, etc. mais dans tous ces cas, le foyer primitif reste le plus souvent digestif. Il est classique de dire que la muqueuse intestinale, normalement pénétrable par des substances dissoutes est imperméable aux microbes. Or, dans des circonstances pathologiques, des germes peuvent la franchir.
Besredka et Golovonoff ont montré qu’un décapage ou une altération même minime de la muqueuse pro-
voquent un essaimage microbien en laissant passer les
SL HDOTES
germes contenus dans la cavité intestinale. Celle-ci contient un grand nombre de microbes retrouvés le plus souvent dans les pyélonéphrites, le colibacille et l’entérocoque en particulier.
Or ces germes existent normalement dans tout intestin. Si pour une cause quelconque, il se produit une lésion de la muqueuse intestinale, les germes les plus virulents passeront dans le sang.
Mais alors pourquoi et dans quelles conditions un hôte normal pourra-t-il devenir pathologique, puisque dans certains cas, malgré une lésion de la muqueuse intestinale, la flore microbienne ne passera pas dans la circulation ? C’est qu'il entre en ligne de compte des causes prédisposantes et des causes déterminantes.
Les causes déterminantes, nous venons de les étudier : ce sont les lésions de la muqueuse intestinale laissant pénétrer les germes dans la circulation, que ce soit un traumatisme localisé et profond, créant une véritable effraction de la paroi, que ce soit un traumatisme généralisé et superficiel donnant le phénomène de Besredka.
Les causes prédisposantes seront
Le sexe, nul n’ignore la plus grande fréquence de la colibacillose chez la femme : son anatomie génitourinaire amène fréquemment une infection par voie ascendante ; sa constipation chronique favorise une
infection par voie sanguine.
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Le genre de vie et l'habitus de l'individu : le sédentaire dont les évacuations normales se font plus difficilement, étant sujet aux stases, sera plus facilement réceptif à l’infection. |
L'âge paraît avoir peu d'influence, cependant la colibacillose est plus fréquente à l’âge adulte. Toutefois nous voyons des pyélonéphrites chez le nourrisson et chez le vieillard ; chez ce dernier, les ptoses viscérales et les stases entretiendront l'infection.
Les lésions des voies urinaires inférieures et supérieures.
Des phénomènes chimiques prédisposent également à l'infection colibacillaire. Le colibacille peu virulent dans une urine acide, trouve un milieu de culture: favorable dans une urine alcaline particulièrement à un pH voisin de 7,8. La preuve en est que l’on a parfois une amélioration en traitant le colibacillaire par une médication acidifiante.
Si nous avons vu que la symptomatologie des coli-bacilloses est polymorphe, l’étiologie et la pathogénie ne le sont pas moins. Les causes prédisposantes et déterminantes sont aussi diverses que les modes de-
pénétration.
LA BACTERIOLOGIE DES COLIBACILLOSES
Il peut sembler extraordinaire d'étudier « les » agents microbiens en cause. Mais on a tendance maintenant à appeler « Colibacilloses » l’ensemble des infections localisées au tractus urinaire d’une part et celles dont les localisations sont plus diverses, mais dont la source est la plupart du temps le réservoir bactérien constitué par l'intestin.
Certes, le colibacille sera trouvé le plus fréquemment mais dans la majorité des cas on trouvera le colibacille associé à d’autres germes et ce n’est qu’exceptionnellement qu'il sera à l’état de pureté.
D'après nos observations et d’après la plupart de celles qui ont été publiées nous trouvons par ordre de fréquence :
des colibacilles et des paracolibacilles,
du bacille de Friendlander,
de l’entérocoque,
des pseudostreptocoques,
du staphylocoque.
Le colibacille isolé par Escherich en 1885 a toujours
été considéré comme un agent très polymorphe. Il se