‹ Contribution A L'Étude Du Traitement Des Diphthéries Graves Par L'Extrait Cortico-Surrénal À Hautes DosesChapitre 17 sur 20 · CAPOTE · texte numérisé non relu

CAPOTE

En somme, il s’agit d’une diphétrie grave avec syndrome secondaire malin traitée par la strychnine et l’acétate de désoxycorticostérone à hautes doses.

Avec guérison rapide vers le 40€ jour.

Quel a été en effet le traitement ?

Tous les jours du 26 février au 1€ mars l’enfant a reçu des doses journalières d’acétate de désoxycorticostérone allant de 2 mgr. à 12 mgr. et de strychnine allant de 4 à 20 mer.

Du 10 mars au 27 mars des doses de syncortyl allant de 20 mgr. à 30 mgr. et des doses de strychnine allant de 20 à 45 mgr.

Puis à partir du 28 mars, doses décroissantes de ces médicaments jusqu'aux doses journalières de 5 mgr. 1I va s’en dire que les autres thérapeutiques : pulmonaire, cardiaque, rénale, etc. ont été loin d’être négligées.

Observation 2.

Enfant : L... G., 7 ans.

Entré dans le service le 24 septembre 1942, présentant un tableau net de diphtérie maligne.

Enfant d’une pâleur extrême, presque plombé, asthénié, avec de nombreuses crises d’agitation.

Localement : La gorge est envahie par des fausses membranes étendues, très hémorragiques, adénopathie volumineuse. Jetage important. Urée sanguine à 1 gr. 43.

Albuminurie massive.

Tachycardie extrême.

Ecchymoses aux points de piqûres.

Un traitement énergique est entrepris :

EMULE ne

Sérum à hautes doses, tonicardiaques et acétate de désoxycorticostérone : 10 mgr. par jour.

26 septembre à 15 h. 15, décès.

Observation 3.

Enfant : C... Raymonde, 10 ans.

Entrée dans le service.

Le 9 juillet 1942, pour une diphtérie maligne.

Caractères habituels : 10 Altération de l’état général.

20 Signes fonctionnels pénibles.

30 Signes locaux importants :

Fausses membranes étendues. Très grosses adénopathie (Aspect proconsulaire).

Le 13 juillet 1942. — Les fausses membranes sont toujours très étendues mais l’adénopathie régresse.

Le 28 juillet. — L’enfant présente depuis une quinzaine de jours déjà un peu de reflux. Il nasonne. Les signes de malignité se réduisent à : Pâleur, albuminurie, quelques malaises.

Le 29 juillet. — Essai de lever l’enfant : un léger malaise. Etat satisfaisant, cœur normal, réflexes normaux. Guérison.

Le traitement a consisté en :

Strychnine, 2 mgr. $

Acétate de désoxycorticostérone, 2 mgr. X 2 quotidien.

Adrénaline, X gouttes.

Observation 4.

Enfant : M... Antoinette, 6 ans.

Le 4 mars 1942. — Entre dans le service pour diphtérie grave.

Localement : Fausses membranes très étendues recouvrant les deux amygdales. Adénopathie volamineuse.

Signes généraux moins alarmants.

Le 7 mars 1942. — D'ailleurs, le 7 mars, les signes généraux restent satisfaisants. Localement, la gorge se nettoie.

Le 28 mars 42. — Cependant, le 28, l’enfant, qui semblait fatiguée depuis quelques jours, présente des signes de paralysie du voile : nasonnement, reflux.

On note en outre :

Une areflexie rotulienne, achilléenne.

Du côté du cœur : un bruit de galop nettement diastolique. | |

Le foie est normal. Pas de vomissement.

Le 8 mai 1942. — Eruption morbilliforme très nette au niveau de la face, du cou.

Faciès larmoyant. Koplick.

Le 9 mai 1942. — L'enfant présente depuis 2 ou 3 jours des accès fréquents de cyanose, des accès de toux prolongés.

Ce jour à 4 h. 39, il présente une crise de toux d’une demi- : heure. Puis un autre accès au cours duquel : mort (39e jour)

En somme, il s’agit d’une diphtérie grave d'emblée, suivie d'amélioration au cours de laquelle est survenue una paralysie au 25€ jour puis une rougeole.

Le traitement consistait en doses quotidiennes de :

Pme

Strychnine, 5 mgr. x 3 et acétate de désoxycorticostérone, 15 mgr., puis 40 mgr. par jour.

Observation 5.

Enfant : L.. René, 8 ans.

Antécédents : Enfant vacciné, coqueluche, rougeole, scarlatine.

Entre dans le service pour diphtérie maligne. Aspect classique.

Le 31 septembre 1942. — Enfant pâle, asthénié,

Urée sanguine : 0 gr. 10.

Une numération globulaire montre :

LP Gt EP A NN PRE NE 3.405.000 CR PEER RENE Le 12.000

Le 29 octobre 1942. — Survient une paralysie du voile. Nasonnement. Reflux. Cœur normal. T. A. : 11/6 1/2.

Le 31 octobre 1942. — L'état général est très satisfaisant mais les signes de paralysie du voile sont très importants. Très gros nasonnement, reflux, abolition des réflexes pharyngien et nauséeux.

Amélioration. Guérison.

Le traitement a consisté en Strychnine, 5 mgr. par jour, acétate de désoxycorticostérone, 2 mgr. X 2, puis 5 mgr. x 2.

Observation 6.

Enfant : H... Ch., 5 ans 1/2.

Présente depuis le 24 avril, une angine à fausses membranes pour laquelle elle a reçu 24.000 unités.

ÉIOR TE

Le 25 avril 1942. — Entre pour une angine ayant les caractères d’une angine à fausses membranes grave.

Mauvais état général.

Point de piqûre hémorragique.

Ce jour elle a reçu en tout 70.000 unités.

Le 28 avril 1942. — Localement : amélioration.

Etat général satisfaisant.

Le chiffre d’urée sanguine est de 0,72.

Le 1er maï 1942. — Apparition du nasonnement.

Le 4 mai 1942. — Etat stationnaire tant du côté des signes généraux que du côté des signes locaux.

Le nasonnement est très accentué.

Petites escharres rouges aux points d’injections. :

Le 9 mai 1942. — Altération de l’état général.

Pâleur. Albuminurie. Irrégularité cardiaque avec extrasystole survenant en salve.

Le 1er juin 1942. — Le nasonnement persiste. Pour la première fois aujourd’hui apparaît du reflux à plusieurs reprises. Pas de reflux nauséeux.

Le 13 juin 1942. — Apparition de troubles occulaires : strabisme interne surtout à droite. Diplopie. Troubles de l’accommodation.

Le 24 juin 1942. — Le nasonnement diminue.

Le 27 juin 1942. — Etat très satisfaisant. Le nasonnement a presque complètement disparu. |

Le 9 juillet 1942. — Très bon état. Le strabisme a disparu. Réflexes rotuliens normaux. L'amélioration se poursuit. Guérison.

Le traitement a consisté outre le traitement habituel en acétate de désoxycorticostérone quotidien, 2 mgr.,

puis 5 mer.

es

Observation 7.

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