‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Formes communes de la Tuberculose pulmonaire Miliaires aiguës excptéesChapitre 13 sur 29 · BRÈVES ET DISCONTINUES DE STREPTOMYCINE A DOSES MOYENNES · texte numérisé non relu

BRÈVES ET DISCONTINUES DE STREPTOMYCINE A DOSES MOYENNES

A. — Action générale de la streptomycine

Avant de juger de l'effet de la mycothérapie sur les diverses variétés anatomo-clinique de tuberculose pulmonaire, que nous avons eues à traiter, nous eXposerons d’abord l’action générale de la streptomycine chez nos cent malades ; c’est-à-dire Son effet sur les symptômes cliniques, sur les signes radiologiques, et enfin sur la bacilloscopie.

1° Les modifications des signes cliniques (fonctionnels et généraux).

L'action générale de la streptomycine nous à paru fréquemment favorable sur les signes fonctionnels et généraux, ceci même en dehors de toute amélioration radiologique ou bactériologique.

I1 convient, cependant, d’être très prudent dans Pappréciation de ces résultats, car, d’une part le repos jmposé aux tuberculeux pendant la durée du traitement. comme aussi le facteur psychothérapique, dont on n'ionore pas l'effet chez de tels malades, sont, bien souvent, suffisants à produire chez eux une amélioration des signes généraux ou fonctionnels, subjective ou méme objective.

Aussi, n’avons-nous retenu, dans l'appréciation de l'action de la streptomycine sur les signes cliniques de la tuberculose, que des modifications importantes du poids et de la température, c’est-à-dire ou bien une chute thermique rapide et durable chez un sujet présentant depuis plusieurs semaines avant le traitement une hyperthermie constante, ou bien une reprise de poids dépassant 5 kilogs en 45 jours. Les autres facteurs (reprise de l’appétit, du sommeil, etc.), nous paraissent plus difficiles à juger de façon impartiale.

Dans ces conditions, après deux ou trois cures successives, nous avons observé une amélioration elinique manifeste dans plus de la moitié des cas — 54% — et cette amélioration fut particulièrement importante, voire même spectaculaire dans plus des deux tiers des cas améliorés. Nous avons vu des malades, dont la température se maintenait au-dessus de 39° malgré plusieurs semaines de repos, tomber à l'apyrexie complète en quelques jours : d’autres dont la reprise de poids dépassa 20 kilogs.

Par contre, nous n'avons observé aucune amélioration clinique notable dans 32 % des cas et une aggraration clinique, malgré la streptomyelne, s’est manifestée dans 14% des cas.

Ces résultats généraux Sur la clinique cadrent avec ceux de la plupart des auteurs.

Etienne BERNARD constate un abaissement de la température dans 80 % des cas. Nous l’avons noté dans 75 %. GERNEZ RIEUX note une action favorable dans plus de 70 % des cas et RIGGinxs et HixXSHAW dans 55 à 25 % des cas suivant les doses injectées.

2° Les modifications des signes radiologiques.

Elles sont les plus intéressantes à étudier, mais, Ià encore, il ne faut retenir que les modifications fran-

ches de la radiographie, en exceptant les nettoyages radiologiques discutables qui, eux aussi, peuvent être le fait de la seule cure de repos.

Dans ces conditions, et dans près des deux tiers des

cas — 64% —— la streptomycine a déterminé une améloration radiologique nette mais variable dans son importance.

— 21 fois franche mais limitée (21 %),

50 fois le nettoyage radiologique a été très important (30 Z),

— 13 fois enfin (13%), il y eut disparition totale ou quasi totale des images radiologiques anormales avec persistance ou non d'état séquelle.

Mais ces améliorations radiologiques ont été essentiellement variables quant à leur fréquence suivant le tvpe d'image pathologique : opacité nodulaire, opacité à tvpe d'infiltration ou image cavitaire.

a) Ce sont, de beaucoup, les opacités nodulaires qui ont été le mieux influencées par la streptomycino-thérapie. Chez 61 malades, dont le cliché radiologique montrait des opacités nodulaires, soit exclusives soit associées à d’autres images, on a noté 44 fois, dans l’ensemble, une diminution ou une disparition des opacités. Mais les résultats ont été différents selon qu’il s’est agi d’opacité micro-nodulaire ou dopacité plus étendue.

Chez 10 malades dont la radiographie montrait des opacités micro-nodulaires, tantôt à titre exclusif (granulie froide), plus souvent surchargeant d'autres lésions, nous avons observé :

— 8 fois (80 Z) un nettoyage quasi total,

— 1 fois (10 %) une amélioration légère,

1 fois (10%) une aggravation.

Quant aux opacités macro-nodulaires, elles ont encore largement profité, bien qu'à un moindre degré, de la streptomycino-thérapie, puisque sur 51 cas nous avons

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