REA
Cette action de la streptomycine sur les perforations pulmonaires et leurs conséquences, est différemment jugée suivant les auteurs :
GErNEZz-RIgUx lui dénie toute action dans les perforations.
CHADOURNE, notant l'inefficacité des seuls traitements locaux, observe 1 amélioration sur 3 cas traités par voie générale.
PrecHauD note l'action très marquée sur les fistules bronchiques et la transformation des pleurésies toxiques en épanchements froids et il attribue, à la streptomycine, une action surtout accusée lorsque instaurée comme traitement de première urgence.
Le Foyer considère que la streptomycine a une action manifeste sur les épanchements purulents à condition d’instituer un traitement à la fois général et local
NAvEAU rapporte 6 résultats favorables sur 6 cas Ssemblables.
Etienne BERNARD, sur 19 prothorax anciens ou récents note 15,5 % de guérisons et 26,2 % d’améliorations.
Ici même, sur 5 cas traités soit par la voie locale, soit en lui associant la voie générale, LOUREYRE obtient 4 améliorations considérables.
Par contre, GERNEZ-RIEUX, BRETON et DELWAULE rapportent 11 résultats défavorables.
Enfin, HiXSHAW et FEDMAN, dans une étude portant sur © cas d’empvème tuberculeux, constatent, pour 4 cas entre eux, traités par la seule voie intra-pleurale, aucune action favorable et pour les trois autres soumis au traitement local et général, une amélioration notable et 3 échecs.
Si nos résultats sont plus optimistes c'est que, bien souvent, la streptomycino-thérapie à succédé à la pleu-
Rp ne
rotomie préalable, ou encore que cette pleurotomie lui a été ultérieurement associée et C’est un point que nous désirons souligner. Marès avait déjà, dans sa thèse, fait les mêmes constatations en ce qui concerne le traitement des pleurésies purulentes surinfectées du pnenimothorax par la pénicilline.
L'association pleurotomie - aspiration - streptomycine nous paraît devoir être conseillée chaque fois qu'un pyothorax drainé ne manifeste aucune tendance à la guérison, ou encore chaque fois qu’un pyothorax traité par la streptomycine n'obéit pas rapidement à la médication.
b) Quant aux lésions homo-latérales accompagnant les perforations.
Elles ont été très généralement influencées par la streptomycine dans le même sens que la perforation elle-même : en particulier lorsqu'il y a eu échec de la streptomycine sur les signes de perforation, les lésions parenchymateuses n’ont jamais été améliorées. Par contre, lorsque la mycothérapie amena la guérison ou Pamélioration des signes de perforation, les lésions parenchymateuses ne subirent pas toujours la même 6volution favorable.
Ainsi, chez les T sujets pour lesquels on nota la guérison des signes de perforation, 5 fois on nota en même temps une amélioration très sensible ou même une guérison des lésions parenchymateuses homo-latérales ; mais dans deux autres cas, ces lésions ne furent pas influencées par la streptomycine, De même, chez les malades dont la perforation s’est améliorée, il y eut 4 fois concordance entre l’amélioration du parenchyme et des signes de perforation et 2 fois discordance.
Au total, chez nos 17 malades porteurs de perforations, les lésions homo-latérales furent heureusement influencées 10 fois (59 %). ;
En résumé, plus des trois quarts des malades tirèrent un bénéfice certain de la mycothérapie associée ou non au drainage et à l'aspiration pleurale, l'amélioration allant jusqu'à la guérison pour la moitié de ces améliorés : et ces malades guéris ou franchement améliorés quant à la perforation, virent leurs lésions homolatérales guérir où s'améliorer dans près de S5 des cas.
Quant aux lésions contro-latérales, que 12 d'entre eux présentaient, nous allons maintenant voir leur devenir.
Action de la streptomycine sur les lésions
contro-latérales présentées par les malades
porteurs de collapsothérapie inefficace, compliquées où non de perforations
Onze de nos malades, chez qui la thérapeutique fut mise en œuvre afin d'améliorer une collapsothérapie inefficace et 12 autres sujets porteurs de perforations pleuro-pulmonaire, présentaient, en plus de leurs lésions collabées, des images contro-latérales de tuberculose évolutive.
Nous avons déjà fait état plus haut de ces bilatéralisations en étudiant l’action de la streptomyeine sur les tuberculoses non collahées : mais nous désirons v revenir ici avec plus de détail.
L'importance topographique de ces bilatéralisations a été des plus variables : parfois localisées et très limitées, elles occupaient, d'autres fois, la presque totalité du champ pulmonaire : de même leur type anatomeo-elinique.
Huit fois, l'élément nodulaire s'est rencontré à titre exclusif soit qu'il fut disséminé soit qu'il congloméra dans certaines régions de la plage pulmonaire.
Nix fois l'ulcération v était associée, le plus souvent, sous l'aspect de petites cavités.