‹ Contribution à l'étude du traitement des fractures de cuisse par les broches de Steinmann et de KirschnerChapitre 10 sur 40 · I. — Traction sur les parties molles · texte numérisé non relu

I. — Traction sur les parties molles

La traction sur les parties molles s'exécute au moyen de bandes adhésives collées sur la peau; ce fut au début le diachylon, actuellement ce sont les emplâtres à l’oxyde de zinc (leucoplaste). Ces bandes adhésives, appliquées longitudinalement autour du membre fracturé, doivent remonter jusqu'au foyer de fracture. Ces bandes peuvent descendre depuis Île foyer de fracture jusqu'à l'extrémité inférieure de la jambe, comme dans l’appareil de Tillaux, mais elles peuvent aussi s'arrêter au genou si l’on veut appliquer l’extension avec le genou fléchi. Ce mode d’extension a comme grand avantage la simplicité et la rapidité d'application, mais son action est un peu illusoire; la traction exercée sur les téguments s’épuise en grande partie dans les plans musculaires, et ce n’est qu'une faible proportion qui est transmise au squelette.

Cette méthode avait été sérieusement critiquée par Hennequin. « Le premier effet de toute traction fixée par des bandelettes agglutinatives sur les téguments est, dit-il, de faire glisser ces dernières sur l’aponévrose sous-jacente à laquelle ils sont reliés par des tractus cellulaires.

» Le second effet est de mettre en jeu l’élasticité de la peau dont le glissement dépasse de baucoup les limites des régions recouvertes par les bandelettes.

» Comme la traction n'arrive au levier osseux que par l’intermédiaire des aponévroses sous-jacentes, il en résulte que la force qui met en mouvement tout le manchon tégumenaire d’un membre agit en partie sur le levier à mettre en mouvement, en partie sur les os voisins sur lesquels sont fixées ces aponévroses, en partie sur la peau contre l’élasticité de laquelle elle entre en lutte.

Page 1