‹ Contribution à l'étude du traitement des fractures de cuisse par les broches de Steinmann et de KirschnerChapitre 12 sur 40 · III. —— Traction directe · texte numérisé non relu

III. —— Traction directe

Seule la traction à prise directe sur le squelette permet d'obtenir une extension efficace, durable et bien tolérée. est Codivilla (de Bologne) qui, le premier, en 1902, transfixa le calcanéum pour obtenir une forte traction sur le membre inférieur après une ostéotomie du fémur pour fracture ancienne vicieusement consolidée et coxa-vara.

Codivilla avait été précédé par Malgaigne, qui avait eu l’idée de planter des pointes métalliques dans l’os; il avait constaté leur tolérance presque parfaite et la faible réaction de l’os vis-à-vis de ces corps étrangers. Mais à cette époque la chirurgie élait encore à sa période préaseptique, il n’est pas étonnant que cette méthode ne se soit pas généralisée malgré tout l'intérêt que l’on pouvait en tirer.

Quelques années plus tard, Finochietto réalisa cette extension en prenant un appui osseux sur le calcanéum sans transfixer l’os, en faisant simplement passer une lame métallique contre la face supérieure du calcanéum en avant du tendon d'Achille. Il réalisa ainsi l’étrier de Finochietto, qui permet d'obtenir une extension très efficace tout en étant moins traumatisante que le clou de Codivilla. Cette méthode d’extension avec l’étrier de Finochietto donne d’excellents résultats pour les fractures de jambe, sa tolérance est parfaite et elle évite l’équinisme du pied; mais pour la cuisse, elle a le gros inconvénient de réaliser l’extension par l'intermédiaire des deux articulations du cou-de-pied et du genou, ce qui fait.

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