TECHNIQUE POUR L'’APPLICATION DES BROCHES
Steinmann, en 1907, avait proposé de placer les broches dans l'extrémité inférieure du fémur et de transfixer les condyles, mais il ne donnait pas de technique précise ni de points de repère. Fresson et Toupet au moyen d’expériences cadavériques, ont recherché quel était le point d'élection pour la pose de la broche : Ils avaient en vue, uniquement, le traitement des fractures sus-condyliennes du fémur, or dans cette fracture ils visaient la correction de deux déplacements :
4° réduire le chevauchement; 2° supprimer la bascule en arrière du fragment inférieur.
La première indication est facilement réalisée quel que soit le point où l’on pose la broche, mais la correction de la bascule du fragment inférieur est un problème beaucoup plus délicat. Se basant sur des considérations anatomiques, sur l’expérimentation sur le cadavre, ils ont conclu à la nécessité de fixer la broche le plus près possible du bord antérieur de l’épiphyse, afin d’avoir un bras de levier de longueur maxima. Pour ces raisons, nécessité de placer la broche aussi près que possible du bord antérieur de l'épiphyse et nécessité de tirer suivant l’axe du fragment supérieur, ils avaient conclu que le point d'élection pour la pose de la broche est à l’union de deux lignes, l’une verticale passant par l'axe prolongé du fémur, l’autre horizontale
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passant par le bord postéro-supérieur des condyles. Ils conscillaient pratiquement de se rapprocher le plus possible du bord antérieur de l’épiphyse, à la limite des culs-de-sac synoviaux, que l’on doit respecter.
Nous avons fait des recherches sur de nombreux cadavres pour savoir si ce point d'élection fixé par Fresson et Toupet donnait toute garantie au point de vue articulaire, ce qui nous à amené à préciser les rapports de la synoviale avec les extrémités osseuses. j
Etude anatomique de la synoviale de l’articulation du genou.
Trois os concourent à former l'articulation du genou : en haut, l'extrémité inférieure du fémur; en bas, l'extrémité supérieure du tibia; en avant, la face postérieure de la rotule.
L’extrémité supérieure du tibia offre à l’articulation ses deux cavités glénoïdes, supportées par des masses volumineuses, les condyles du tibia, dont la palpation est facile, car ils sont superficiels et séparés des téguments par quelques formations aponévrotiques. Le condyle interne R'est séparé de la peau que par l’expansion des vastes et l’éventail tendineux de la patte d’oie.
Le condyle externe est moins facilement palpable; à sa partie postérieure, on perçoit une saillie très nette, c’est la tête du péroné, sur laquelle vient se terminer la corde du tendon du biceps. En avant de la tête du péroné, on perçoit une dépression qui correspond au condyle externe, sur lequel on peut sentir quelquefois un petit tubercule, qui est le tubercule de Gerdy.
L'extrémité inférieure du fémur nous présente tout d’abord une poulie : la trochlée fémorale, à laquelle font suite les condyles, séparés par l’échancrure intercondylienne.
La face externe des condyles est facilement palpable à travers les téguments; ils forment une saillie très nette. En avant des condyles, se frouvent deux méplats dits méplats
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latéro-rotuliens, qui correspondent aux versants externes de la trochlée.
Les cavités glénoïdes du tibia d’une part, la trochlée et les condyles fémoraux d'autre part, ainsi que la face postérieure de la rotule, sont recouverts de cartilage hyalin.
Au niveau de chaque extrémité osseuse, sur le bord du revêtement cartilagineux, vient s’insérer la synoviale. Mais cette synoviale n’est pas réduite à un simple manchon qui gagnerait directement les deux extrémités osseuses. Sa Constitution est très complexe : elle présente de nombreux prolongements, et l'anatomie classique nous apprend qu'il existe un cul-de-sac sous-quadricipital, un prolongement poplité, et qu'elle est divisée par les ménisques en deux étages.
Les traités d'anatomie classiques ne précisent nullement les prolongements de cette synoviale sur les faces latérales du genou, le point de réflexion des culs-de-sac sur les faces externes du tibia et du fémur, ce qui nous importe au plus haut point si nous voulons éviter sûrement la synoviale en posant la broche.
Quand la synoviale est injectée, comme c’est le cas dans une hydarthrose, on peut sentir par la palpation les culsde-sac latéraux, qui viennent faire saillie Jusque sur les condyles du fémur, mais il est dificile de déterminer par ce simple moyen les rapports exacts de ces culs-de-sac.
Pour cela, nous avons entrepris une étude expérimentale en cherchant à fixer sur une radiographie les rapports exacts de la synoviale avec les extrémités osseuses. Nous avons injecté dans la synoviale des substances qui modifiaient l’opacité de la région aux rayons X. Nous avons tout d’abord injecté de l'air dans l'articulation; en un mot, nous avons fait une pneumarthrose; cette méthode donne de belles images radiographiques, mais on ne distingue pas très nettement les limites de la synoviale contre los. Nous avons alors injecté des substances opaques aux rayons X, et, après plusieurs essais, la substance qui nous à paru la meilleure est le sous-acétate de plomb ordinaire, encore appelé extrait de
de dE. HP ROC