‹ Contribution à l'étude du traitement des fractures de cuisse par les broches de Steinmann et de KirschnerChapitre 24 sur 40 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

(Clinique chirurgicale du Professeur BÉGouIx.)

C... (Grégoire), 35 ans, manœuvre, admis salle 17, le 25 janvier 1932, pour fracture de cuisse droite au tiers moyen par choc direct, la roue d’un tracteur lui ayant passé sur la cuisse.

A la radio, fracture en rave de la diaphyse avec chevauchement de 3 centimètres du fragment supérieur en avant du fragment

inférieur.

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Trois jours après la fracture, broche de Kirschner sous rachianesthésie et immobilisation dans l'appareil universel de l’armée. Extension : 8 kilos. Au début de mars, on commence la mobilisation journalière de l'articulation du genou.

On enlève la broche le cinquantième jour. Il existe déjà un cal solide; on laisse pendant quelques jours le malade dans l'appareil de l’armée et on enlève celui-ci le soixantième jour. Le malade commence à marcher au bout de quatre-vingt-dix jours et sort de l'hôpital après trois mois et demi de traitement.

A ce moment, le résultat anatomique est excellent. Le bout à bout a été obtenu, il n’y a pas de raccourcissement et on note seulement sur la radiographie une légère angulation à sinus interne des deux fragments, cette déviation n’est pas perceptible à l’examen clinique. Le résultat fonctionnel n’est pas encore en rapport avec le résultat anatomique, le genou est encore raide, la flexion n'atteignant que 60 degrés et surtout il existe une grosse atrophie du quadriceps.

Le résultat éloigné n’a pu être connu, le malade n’ayant pu être retrouvé. Il est probable qu'avec le temps et sous l’action du traitement physiothérapique que’le inédecin du malade devait continuer, cette raideur de l'articulation du genou a dû diminuer très notablement. Cette raideur du genou est la conséquence d’une

mobilisation trop tardive (après trente-cinq jours d’immobilisation).

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