‹ Contribution à l'étude du traitement des fractures de cuisse par les broches de Steinmann et de KirschnerChapitre 37 sur 40 · INDICATION DU TRAITEMENT PAR LES BROCHES · texte numérisé non relu

INDICATION DU TRAITEMENT PAR LES BROCHES

À l'heure actuelle, la plupart des fractures du fémur doivent être traitées par la traction sur le squelette. Cette méthode est indiquéé dans presque toutes les variétés de fracture, fractures sous-trochantériennes, fractures diaphysaires, fractures sus-condyliennes. Chez ces dernières, c’est la meilleure méthode pour obtenir la réduction du déplacement postérieur du fragment inférieur.

Naturellement cette méthode présente des contre-indications : ce sont, dans les grandes lignes, celles des autres méthodes orthopédiques, il va de soi que si on diagnostique ufe interposition musculaire, le traitement par la broche n’est pas indiqué, la pseudarthrose est assurée et il faut, par une intervention chirurgicale, lever l’interposition et pratiquer l’ostéosynthèse.

Il nous est arrivé plusieurs fois où le diagnostic de l’interposition musculaire ne pouvait être affirmé de poser une broche avec laquelle on appliquait l'extension continue. Surveillant le malade de très près, et ne constatant pas au bout de quelques jours de crépitations, on à porté le diagnostic d’interposition et on est intervenu chirurgicalement. Dans ces cas, le traitement par la broche pendant une quinzaine de jours semble avoir facilité la réduction chirurgicale, car on avait empêché la rétraction musculaire; la réduction bout à bout à pu être obtenue facilement, et on à terminé en fixant les deux fragments avec une plaque.

L'âge constitue une autre contre-indication au traitement par les broches.

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Chez les sujets âgés, chez les vieillards, il y a intérêt à ne pas utiliser cette méthode de traitement. Evidemment, on ne peut fixer d'âge limite, car en clinique il n’y a jamais de règles fixes. L'état général du malade doit tenir une grande place dans la décision thérapeutique, car il arrive souvent que des malades ont en réalité plus que leur âge. Chez les vieillards, avec tendance aux escarres, il faut rejeter la traction osseuse, qui nécessite une trop longue immobilisation; il vaut mieux recourir à une extension simple, qui sera souvent suffisante, et même, dans quelques cas, la méthode ambulatoire reprend tous ses droits.

Chez les enfants, la traction osseuse ne présente non plus aucune indication. On observe rarement de gros chevauchements dans les fractures de cuisse de l'enfant, les masses musculaires ne sont pas aussi résistantes que chez l’adulte, et les méthodes orthopédiques simples, telles que l'appareil de Tillaux ou l’appareil plâtré, donnent de bons résultats.

Chez l'enfant, la présence du cartilage de conjugaison nous semble un autre inconvénient à la pose de la broche, et on peut se demander si la présence de ce corps étranger au voisinage de la zone fertile de l’os ne pourrait être la cause pour plus tard de troubles de la croissance.

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