TECHNIQUE DE LA METHODE
À. —- Mise en place de l'appareil à extension
JL a) Injection de 20 ce. d’une solution de novocaïne 2 p. 100 dans le foyer de fracture.
b) Radiographie de face et de profil.
IT. a) Injection de 5 ce. d’une solution de novocaine
2 p. 100 de chaque côté de l’olécrane.
b) Enfoncement d’un fil métallique dans l’os au moyen d’un dispositif électrique qui, imprimant au fil le mouvement de vrille, réduit la durée de la traversés des parties molles et osseuses à quelques secondes.
c) Réunion du fil à un dispositif à traction à vis, ou à traction par poids.
IIT. La réduction obtenue, radiographie de contrôle pour vérifier la situation respective des fragments osseux.
B. — Réalisation d’une contrextension
Pour remplir les conditions nécessaires à une bonne réparation osseuse, il faut opposer à l’action d’extension, exercée par le fil transolécranien, une contrextension.
Cette contrextension sera réalisée par la position du membre malade. Dans certains cas, il suffit d'exercer les tractions sur un bras en position d’abduction de 90°. Dans d’autres cas, surtout dans les fractures basses de la diaphyse humérale, on peut suspendre l’avant-bras dans un hamac au-dessus du lit, et la contrextension se fera par le poids même du membre. Dans d’autres cas finalement, 11 faut fixer le membre dans une certaine position qui sera maintenue immuable par un dispositif approprié (coquille plâtrée, appareil de service de santé) pendant toute la durée du traitement.
C’est le chirurgien qui, suivant le degré du déplacement et suivant le niveau de la fracture, choisira tel ou tel autre moyen de contrextension.
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