C. F., imprimeur, Agé de 48 ans
Le malade a été examiné pour la première fois le 14 juiilet 1932. I nous apprend que, depuis huit ans, il a eu de la claudieation intermittente dans la jambe gauche. Il: s’en est suivi une gangrène du pied gauche et une perte des premier, second et troisième orteils de ce pied. Pendant les sept ans qui suivent, des ulcérations sur les doigts des deux mains apparaissent de temps en temps, mais se guérissent spontanément. Il nous apprend que trois mois avant que le malade soit vu.pour la première fois, il a eu de la claudication intermittente dans la jambe gauche qui était bloquée après la marche. D’après lui, la gangrène s’est développée sur la partie interne des quatre orteils et, en même temps, il a vu la gangrène sur la portion teriminale des deux pouces et sur l'index de la main droite.
Il est un gros fumeur dépuis l’âge de 12 ans.
L'examen montre un homme d'âge moyen et amaigri. Tous les vaisseaux sont ouverts au-dessus des extrémités, mais la radiale est vraiment petite. Il y a une gangrène sur la portion terminale des phalanges des deux pouces el une lésion gangréneuse sur la face dorsale de l’index de la main droite. Les deux vaisseaux fémoraux et poplités sont ouverts. Aucune pulsation n’est perçue sur l’autre cou-de-pied. dd
Ï y a une surface étendue de gangrène s'étendant sur les quatre orteils à la face interne sur le pied droit et s'étendant sur la face dorsale et plantaire de ce pied:
Les indices oscillométriques sont, aux extrémités : aù mollet gauche : 3 ; au cou-de-pied gauche : 1/4 ; au mollei droit : 2 ; au cou-de-pied droit : très faible.
Le malade a été admis à hôpital et, à cause de la très
grande douleur, on lui à fait la section des nerfs du pied
urdit, war ceite opération, où, 4 obtenu un soulagement coiupiet de la douleur dans le pied, maïs une certaine douieur à persisté dans les doigts gangrénés,. ll a reçu des injections saiines, à raison de irois par semaine et un traitement chirurgical pour les plaies.”
La guérison a été relativement rapide. Neuf semaines après celle admission à l'hôpital, il était renvoyé avec une pie complètement granuieuse du pied droit mesurant
4 à 2 « inches »:
Les injections salines à raison de trois par semaine ont été faites par la suite. :
En novembre 1932, c’est-à- dire après cinq mois de trai-
tement tous les doigts étaient guéris et l’ulcération du pied
droit mesurait 1 sur 1/2 « inche ».
‘En février 1933, c'est-à- -dire huit mois après le. début ‘du
traitement, le malade était entièrement guéri. On lui per-
mit de marcher et, en même temps, de retourner à ses occupations. j
Le traitèément a été réduit à une injection de et il continue ainsi actuellement,
Le malade a été examiné en: avril 1934 et il est. dans. d excellentes conditions. Il travaille sans aucune interruption et il n’a pas eu de récidive. d’ ulcère sur le pied. La sensibilité est revenue presque complètement sur le pied droit. Il n’y a aucune pulsation Hu nceepinie sur l’un des deux pieds. é
L'indice oscillométrique est : au cou-de-pied gauche : 1/2 ; au cou-de-pied droit : 1.
OBSERVATION DE S. SiLBERT N° 5:
: e ; Ÿ : “4 H., H. Barbier. Agé de 40 ans.
Le malade a été vu, pour la première fois, le 14 mars ce
1924, parce qu’il se plaignait d’avoir, depuis six mois, de.
-la claudication intermittente dans la jambe. gauche et une
douleur dans le gros orteil gauche.
h QT
L'At
TZ pe
. tion n’est perçue au pied gauche. Ce pied gauche est enflé
Trois semaines ayant qu’il soit vu pour la première fois, co ’orteil avait été coupé par un pédicure et il en était résulté une large plaie.- Depuis lors, il a éprouvé une douleur “vraiment aiguë et qui n’a pas pu être calmée malgré les
- fortes doses de sédatif.
Le malade est un gros fumeur depuis son enfance. , À
…E’examen révèle un homme très bien constitué et qui souffre beaucoup. La circulation au-dessus des extrémités
est normale. : Re
Les deux vaisseaux fémoraux et l’artêre hi. droïte
re ouverts. La poplitée gauche est fermée, Aucune pulsa-
… et là, il y a une ulcération sur la face dorsale du gros orteil
qui mesure deux centimètres de diamètre. Le traitement par les injections salines hypertoniques a été institué en mars et celles- “Ci ont été adminisirées à raison d’une injection trois fois par semaine.
En maï 1924, l'injection res vue dans de nerf tibial pos: térieur a été administrée pour soulager les douleurs.
Le! traitement a été continué jusqu’à cé que:le patient puisse marcher avec des béquilles et, à la fin de septembre 1924, l'ulcération était complètement guérie.
À Ce moment-là, le malade a repris son travail et il a con- tinué à remplir ses occupations pendant dix ans, sans aucu-
he interruption ei sans aucune récidive de troubles dans le
pied.
Le malade aréte examiné de temps en temps et, au cours.
. de ce derniér examen, en février 1932, on a constaté que les deux pulsations existaient au pied droit. Aucune pul- ‘sation ne manquait dans le pied gauche.
L'indice oscillométrique était : au mollet gauche AN au cou-de-pied gauche : 1/4 ; : au cou-de- pied droit : 3.
En février 1934, le malade envoÿait une lettre disant qu il pouvait faire environ dix à douze pas sans s’arrêter, qu’il
| on
contipuait d'exercer son métier de barbier et qu’il n’avait pas de récidive des troubles dans les pieds.
OBSERVATION DE M. CARCASSONNE N° 1 Th. Victor, 31 ans, ajusteur-mécanicien. Hospitalisé pour maladie de Buerger, le'7 août 1953. .
Malade colonial, sans antécédents pathologiques. Gros fumeur. se D ‘ Artérite oblitérante du membre inférieur droit, ayant nécessité, en 1931, Famputation de la cuisse au tiers moyen.
Phénomènes douloureux intenses au niveau des deux membres supérieurs, avec asphyxie des extrémités. Sympathectomie le 3 février 1934, au niveau du PE supérieur gauche (D' SILHOL).
Troubles du membre inférieur gauche avec douleur et signes inflammatoires localisés. Cyandse des orteils traitée par acécoline (plus de 300 injections).
Radiothérapie surrénale sans effet.
Le 12 avril 1934 (D' BOURDE), sympathectomie lonibahs à qui calme les douleurs pendant un mois, mais les phénomènes inflammatoires localisés persistent.
Le 1% octobre 1934, les douleurs étant intenses et l’extrémité du pied étant cyanique, on applique le traitement de Silbert. ee F
Injection intraveineuse de 250 ec. de sérum salé tiède, à 5 %. Gette injection est très douloureuse et s'accompagne d’une élévation thermique :à 39°5 avec frissons, état général grave, sueurs profuses, pouls petit et filant.
Le 3 octobre 1934, uné nouvelle injection est faite, AUSSE mal supportée. Des injections sont continuées jusqu’au 11octobre, mais l’état général s’altère. Chaque fois, la température s'élève à 39-409. Le malade reste abattu. De plus, toutes ses veines sont thrombosées. Malgré son courage, il
AT Ie refuse toute nouvelle injection (d’ailleurs impossible à faire), préférant ses douleurs aux troubles que lui donnent les injections salines. :
Le 21 novembre 1934, sympathectomie péri-fémorale et résection de la veine fémorale thrombosée.
Les douleurs cessent jusqu’au 6 février 1935 où elles s’accusent au niveau des membres supérieurs. Avec lassis-
É tance de M. le Professeur FIoLLE : Enervation surrénale
qui semble jusqu’à aujourd’hui avoir amélioré, du moins temporairement, le malade. 2 ire