PROCÉDÉS CHIRURGICAUX
Les procédés chirurgicaux actuellement employés peuvent être classés en méthodes mutilatrices, c’està-dire césariennes avec hystérectomie, et conservatrices, c’est-à-dire les césariennes simples, vaginale,
corporéale ou supra-symphysaire. Il faut en rappro-
cher l’opération de PoRTEs ou l’extériorisation tempo-
. raire de l'utérus permét d'éviter l’ablation de la
matrice dans certains cas infectés.
Césarienne vaginale
Elle a été proposée par DuxrssEN en 1896, mais effectuée par Bumm et DôDbERLEN. Elle s'apparente beaucoup plus aux procédés obstétricaux que chirur-
gicaux. En effet, sa technique consiste, l’utérus étant
abaissé et les culs-de-sac vaginaux ouverts, à inciser
les faces antérieure et postérieure de l’utérus depuis
l’orifice externe jusqu’à l’interne et au-delà. On pros N à
cède par cette voie à l’extraction du fœtus, soit par forceps, soit par version. Ainsi, le péritoine n’est pas intéressé, les dangers d'infection de la grande cavité sont nuls, l’opération est assez rapide et relativement simple. Mais en regard de ces avantages les inconvénients sont très sérieux : extension des incisions, lésions de la vessie et du péritoine, nécessité d’avoir affaire à un petit fœtus.
Enfin, les résultats opératoires sont là pour constater que la mortalité maternelle est assez élevée : 15,38 % et la mortalité fœtale 39,13 % (PaAucoT, REEB).
Actuellement, cette méthode est à peu près aban-
donnée comme traitement du placenta prœvia. Ses
indications très restreintes concernent des enfants prématurés, petits, à viabilité douteuse ou quand l’infection manifeste interdit toute opération par voie abdominale. À ce point de vue, cependant, l’hytérec-
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Momie et même la césarienne D permettent d’opé-
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