II. — INDICATIONS SECONDAIRES
Elles s’adressent aux complications : hémorragies secondaires, embolies, anévrysmes artériels et artério-veineux. - Nous dirons peu de chose des deux premières complications qui nécessitent: la première, la ligature rapide des deux bouts enlevés dans la plaie. Les embolies ou thromboses secondaires nécessiteront des amputations souvent limitées, exceptionnellement lorsqu'il s’agit d’un gros tronc de la base du cou; elles causeront la mort.
Traitement des anévrysmes. — Accidents le plus souvent tardifs, ils nécessitent un traitement chirurgical dans tous
=, 186 = les cas; exceptionnels sont, en effet, les cas ‘de guérison spontanée dont parle Sencert, Le nombre des aänévrysmes opérés à l’arrière est, à l’heure actuelle, considérable.
Le but à atteindre dans le traitement de tout anévrysme artério-veineux, est la séparation complète et définitivé'des deux courants sanguins, la suppression ‘dé T’añastomose vasculaire.
Pour la varice anévrysmale, l’opération idéale est la séparation de l’artère et de la veine par la ligature du petit camal qui les unit, ou si ce canal est très court, par la suture latérale séparée de l’artère et de la veine.
Pour l’anévrysme variqueux, l’opération idéale est l’extirpation de la poche anévrysmale intermédiaire et la réparation par une suture appropriée des vaisseaux.
-Depuis la guerre, le nombre des anévrysmes ainsi traités par la méthode idéale a sensiblement augmenté.
En 1911, Monod et Vanverts ne connaïssaient que dix cas de tentative de l’opération idéale et encore trois sontils à rejeter complètement. Depuis la guerre, Soubbovitch a rapporté, à la Société de chirurgie, 19 cas d’angioraphies . pour anévrysmes ou 14 guérisoDs, 4 échecs et une mort. À signaler aussi les cas de Bonin, Heitz, Guiger, Makins, ete. De tous côtés, les cas d’? HARAS ainsi traités se multiplient. | ë EE
Malheureusément, cette opération n'est pas toujours possible, ‘surtout en ce qui concerne la suture circulaire, lés dangers de l’hémorragie, la difficulté de dissection du
sac, souvent confondu avee le tissu cellulaire voisin en rendent l’exécution parfaite rarement possible; Forgue (1) s ’exprime à ce sujet de la façon suivante:
Forgue : He de Re Juillet- Août 1917. Les 2 ed artério-veineux en chirurgie de guerre.