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ment ultérieur de la circulation dans le membre intéressé et, à ce point de vue, en particulier, la présence d’un hématome artériel agissant par compression prolongée au niveau des vaisseaux, constitue un élément de pronostic des plus importants. De là, la différence entre les ligatures faites pour plaies sèches et celles faites pour de volumineux hématomes artériels.

Sencert, sur 70 ligatures faites sur de volumineux troncs artériels, en dehors de tout hématome volumineux, n’observe que deux cas de gangrène ischémique (une fémorale, une poplitée).

Par contre, sur 42 ligatures pour hématomes artériels diffus, et en tenant compte seulement de celles ayant porté sur des artères dangereuses dix cas de gangrène ischémique (deux axillaires, deux fémorales et deux poplitées).

Ockinzyck (1), sur 79 cas de plaies vasculaires, accuse huit cas de gangrène sèche (la plupart après ligature pour hématome artériel).

Accidents tardifs. — Ce sont:

Les hémorragies secondaires ; Les embolies ou thromboses tardives ; Les anévrysmes artériels et artérioso-veineux.

On a le droit de dire que la plupart de ces accidents ne se montrent guère qu’en l’absence d’un traitement chirurgical, précoce et convenable, de la lésion vasculaire. Très fréquents au début de la guerre, ils sont devenus plus rares du jour où les régions vasculaires ont été l’objet de vérifications attentives à l’avant.

Ockinzick: Les plaies vasculaires en chirurgie de guerre, Journat de Chirurgie, Juin 1918.

L’hémorragie secondaire causée par la chute d’une escarre au niveau de la paroi artérielle ne peut se produire qu’en l’absence du traitement de la lésion du vaisseau ou en raison d’une ligature faite en tissu lésé.

Les embolies ou thromboses tardives s’observent assez rarement; elles sont cependant importantes à connaître et expliquent ces gangrènes ischémiques, le plus souvent limitées et dont nous avons eu l’occasion d’observer rlusieurs exempies (gangrène des orteils, survenue un mois après ligature de la fémorale, gangrène d’un doigt survenue quarante jours après ligature de l’axillaire).

Les anévrysmes artériels et artério-veineux sont tous la conséquence de lésions vasculaires méconnues.

Les anévrysmes artériels dont la production est facile à comprendre, sont le plus souvent à évolution progressive. Les troubles nerveux et circulatoires qu'ils déterminent vont en s’accentuant et commandent une thérapeutique active.

Les anévrysmes artério-veineux s’observent assez longtemps après la blessure et peuvent évoluer longtemps sans gène considérable pour le blessé; exceptionnellement, on les rencontre dans la chirurgie primitive de l’avant (un cas de Ockinzyck, un cas de Vinon).

L’anévrysme se présente tantôt sous la forme de simple communication artério-veineuse, tantôt sous forme de sac à paroi conjonctive, constituée par les tissus voisins refoulés et tapissée d’un endothélium secondairement développé. Le sac est le plus souvent intermédiaire, rarement veineux pur (varice anévrysmale à grand développement).

AE Lee

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