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B. — LA CONTUSION DES VAISSEAUX

Déjà, comme avant la guerre, par les expériences du Valde-Grâce, elle constitue une des lésions les plus importantes à connaître, car elle commande un traitement chirurgical aussi actif que les larges pertes de substance vasculaire.

La contusion au premier et au deuxième degrés (caractérisés respectivement par des lésions partielles de la tunique interne et la rupture limitée des tuniques interne et moyenne), est une lésion trop fugace pour déterminer des symptômes cliniquement appréciables et appeler une thérapeutique chirurgicale active. La contusion du troisième degré, caractérisée anatomiquement par la rupture cireulaire totale des tuniques moyenne et interne, a été d’observation assez courante aux armées; elle se présentait, soit sous forme d’un étranglement du vaisseau correspondant à la rupture des tuniques, soit et plus souvent sous forme d’une petite dilatation fusiforme, correspondant à une thrombose intravasculaire. Les battements artériels s’arrêtaient à la limite supérieure du caillot en formation dans l’artère, le membre au-dessous de la lésion était froid, violacé, augmenté de volume. Un des caractères fréquents de la contusion est la tendance qu’à la coagulation à se faire à distance du point lésé; il est fréquent de trouver en pareil cas un caillot de 10 à 12 centimètres de long et plus, pour une contusion pariétale peu étendue (séton par balle, petit éclat de grenade ou d’obus). |

Ces lésions imposent done un traitement précoce qui mettra le blessé à l’abri des accidents secondaires (hémorra-

ee gies particulièrement fréquentes, en raison des lésions de

la paroi artérielle, gangrène sèche, accidents emboliques aus à la fragmentation du caillot).

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