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de Poirier et Mauclair, car dans ces lésions la luxation a tellement précédé la fracture, que celle-ci n’a pas eu le temps de se compléter. De plus, elles furent de cause directe.
D'autre part, Broca et Hartmann dans un mémoire enseignent : « Que le premier degré de la luxation antérointerne est celui où la partie postérieure du col anatomique vient au contact du bord glénoïdien antérieur. » — Que dans un certain nombre de ces luxations : « il existe un décollement périostique sous lequel se déplace la tête. »
Point n’est donc besoin d’une déchirure capsulaire pour expliquer la luxation ; un simple décollement capsulo periosté suffit.
Que de plus : « Ce décollement périostique n’est
-pas réservé aux luxations extra coracoïdiennes. Il
se voit aussi dans les luxations intra et sous-coracoidiennes. » Et ils ajoutent : « les luxations avec décollement capsulo périostique sont des luxations de cause directe. » |
De tout ceci, Marchant conclut : « Dans les Iuxations de l’épaule compliquées de fracture du col anatomique : :
« 1° Si la force traumatisante est de cause directe, le premier temps est la luxation ; le second, la frac-
ture.
« 2° Si la force traumatisante est de cause indirecte, le premier temps est non une sub-luxation, mais une véritable luxation ; le second, la fracture. »
Pour cela, il tire aussi argument de ce fait que la fracture du col anatomique avec luxation est rela-
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tivement fréquente par rapport à la lésion pure chez l’homme jeune. C’est que dans la fracture luxation une cause a favorisé la fracture. La luxation met le col anatomique dans une position telle que la fracture devient possible ; fracture qu’en tout autre cas on voit si rarement. |
La tête humérale étant luxée par le même mécanisme que dans une luxation banale, et le plus souvent par cause directe, on peut se demander comment et pourquoi le col se brise sur le rebord glénoïdien. Il semble que dans la plupart des cas il faille invoquer un changement de direction de la force. Celui-ci, dans sa première direction, a produit la luxation ; puis continuant son action, maïs dans une direction autre, au lieu de continuer à luxer davantage, elle produit la fracture.
D'ailleurs un grand nombre d’observations mettent en évidence la complexité du trauma plutôt que sa violence. Trauma primitif auquel en succède un second différent en direction, tel la chute au long d’un escalier.
L'hypothèse d’un tel mécanisme semble vraisemblable le plus souvent.
Un point reste à préciser : La luxation étant faite, la fracture étant faite, que vont devenir les deux fragments ? |
La tête placée sur le rebord externe de la glène y glisse et s’en échappe sous l’action du traumatisme qui s’épuise. L’extrémité supérieure de la diaphyse placée sur le versant interne du rebord glénoïdien est réduite spontanément. Une autre cause intervient