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encore ici, c’est le poids du bras qui tend à remettre en bonne position la diaphyse que rien ne retient, tous les muscles restant solidaires du fragment inférieur. (Dans les fractures du col chirurgical, tout ou partie des muscles tuberositaires n’ont plus d’action sur ce fragment.)
Le mécanisme comprend donc en résumé trois temps : Luxation de l’extrémité supérieure, fracture du col, réduction de la diaphyse alors que la tête reste enclavée ou tombe dans laisselle. Maïs faisant exception à la règle, il est des cas où une fracture primitive du col anatomique peut être suivie de l’énucléation du fragment céphalique.
D’autre part, dans des cas également très rares, ce n’est pas la glène qui intervient dans la fracture, mais la coracoïde qui agit à la facon d’un coin entre la tête et la grosse tubérosité.
b) Luxations inférieures - Luxations postérieures. — Dans les luxations inférieures, le traumatisme est le plus souvent de cause directe. La tête vient se placer de telle sorte que la partie supérieure du col anatomique est au rebord glénoïdien inférieur, contre lequel un second choc direct le pourra briser.
Ou bien on pourrait admettre avec Robert : « un déplacement simple de la tête, détachée au niveau du col, et qui glisse le long de la face interne de l’humérus, en décollant les fibres inférieures et internes de la capsule. »
Les luxations postérieures sont plus rares encore que les précédentes. Delpech croit dans ce cas la frac-
ture primitive, Cahen et Delorme sont d’un avis opposé et ceci semble plus satisfaisant : La luxation dans un premier temps déchire la capsule ; la partie antérieure du col anatomique s’engrène sur Île rebord glénoïdien postérieur. Puis la fracture se produit. La diaphyse retombe dans la glène tandis que la tête glisse en arrière et va se placer dans la fosse sousépineuse.
2° Fractures du col chirurgical
Ici presque tous les auteurs sont d'accord : la luxation est le fait primitif par cause directe ou indirecte.
Trois ordres de faits viennent à l'appui de cette théorie :
a) Fractures produites sur des humérus luxés au cours de tentatives de réduction, qu’il s’agisse de luxations récentes ou anciennes.
Il semble alors que la brisure se passe sur le rebord glénoïdien auquel répond le rebord glénoïdien dans la luxation intracoracoïdienne.
b) Malades porteurs d’une luxation ancienne fracturant le col à la suite d’une chute.
La luxation peut donc être le fait primitif, mais comment alors se produit la fracture.
Marchand distingue : Traumatismes de cause directe produisant la luxation puis la fracture. Cette dernière étant elle-même de cause directe ou indirecte.
Dans le- premier cas, le trauma continuant à agir