‹ Contribution à l'étude du traitement des luxations de l'épaule compliquées de fractures de l'extrémité supérieure de l'humérusChapitre 23 sur 41 · EVOLUTION ANATOMIQUE DES LESIONS A) LÉSIONS OSTÉO-ARTICULAIRES · texte numérisé non relu

EVOLUTION ANATOMIQUE DES LESIONS A) LÉSIONS OSTÉO-ARTICULAIRES

Les résultats anatomiques seront différents suivant qu’on s’abstient de toute thérapeutique, qu’on mo-

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bilise, ou qu’on réduit par voie sanglante ou non sanglante, suivant qu’il s’agit de fracture du col anatomique ou du col chirurgical.

1) Luxation avec fracture du col anatomique

a) Dans l'absence de tout traitement. — La tête est en dehors de l'articulation et autour d’elle se produit une réaction des tissus voisins, l’entourant d’une sorte de gangue. À l’intérieur de cette masse, elle s’atrophie subissant parfois une dégénérescence graisseuse. Ces lésions d’ostéite raréfiante ont été constatées.

Les modifications osseuses sont sous la dépendance d’un apport sanguin insuffisant. La voie principale d'apport sanguin à la tête (les ramuscules venus de la diaphyse) est ici coupée et il ne reste qu’une voie accessoire d'apport (ramuscules venant de la capsule ou du périoste), elle-même plus ou moins endommagée, d’où dépendra l’atrophie.

Parfois la tête se fixe aux surfaces osseuses voisines donnant une ankylose osseuse ou fibreuse ; avec l’omoplate le plus souvent, quelquefois avec la caracoïde.

Le fragment inférieur, nous l’avons vu, est resté en face de la glène. Là, le plus souvent il va se fixer et seule la mobilisation pourra éviter une ankylose partielle ou totale.

Lorsque des connexions subsistent entre les deux fragments ils s’unissent l’un à l’autre, un cal se forme, la fracture se consolide, la tête est en rapport avec la

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face antérieure de l’omoplate L’ankylose peut s’en suivre et ici encore la néarthrose ne sera de règle que lorsque sera intervenue une mobilisation systématique.

b) On peut mobiliser les fragments, sans tentative de réduction, ou si les tentatives ont échoué.

Deux cas sont encore ici à envisager : la tête est, ou n’est pas isolée du reste de l’os.

Dans le premier cas la mobilisation favorise la néarthrose ; et ici la glène conserve ses fonctions articulaires pendant que l’extrémité supérieure de la diaphyse s’émousse, s’arrondit, se polit, et vient jouer dans la cavité glénoïde.

Lorsque la tête n’est pas complètement isolée, la mobilisation donne en général une mobilité plus ou moins complète de la nouvelle articulation. Celle-ci peut être une véritable pseudarthrose au foyer de fracture, mais le cas est rare. Le plus souvent la néarthrose siège entre la tête et l’omoplate sur lequel se forme un néocotyle de siège variable avec la variété de luxation préglénoïdien le plus souvent, parfois sousglénoïdien, rarement susglénoïdien.

En somme cette dernière évolution des lésions, après guérison, donne une luxation ancienne compliquée du cal de consolidation de la fracture. Mais en plus la fixation de la tête en position anormale par rapport à la diaphyse donne lieu à une déviation qui sera plus manifeste pour les fractures du col chirurgical.

c) Dans la réduction quelle est l’évolution anatomique des différentes formations ostéo-articulaires ?

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