‹ Contribution à l'étude du traitement des luxations de l'épaule compliquées de fractures de l'extrémité supérieure de l'humérusChapitre 33 sur 41 · USAGES · texte numérisé non relu

USAGES

Nous avons vu que la crainte de la nécrose de la tête humérale détachée était exagérée. Ce n’est donc pas sur cet argument qu’on se basera pour intervenir par voie sanglante, ni lui qui fera préférer la résection à la reposition.

On a dit qu’il fallait intervenir systématiquement par crainte du danger que faisait courir le fragment céphalique au paquet vasculo-nerveux. Là encore l’expérience a montré que les craintes étaient très exagérées ; mais il est bien évident que lorsque la tête a déchiré le paquet vasculo-nerveux ou le comprime, il faut intervenir. D’où la grande importance des examens de la circulation (pouls, œdèmes, cyanose) du membre ainsi que de sa mobilité et sa sensibilité. Voici donc une première indication d’intervention sanglante, les phénomènes vasculo-nerveux.

Nous avons vu aussi que les tentatives de réduction échouaient quelques fois et que d’autre part, même réussies, elles pouvaient ne donner qu’un résultat insuffisant. Rien n’empêche alors de recourir à un traitement plus complexe. Et c’est là une seconde indication d’intervention sanglante, l’échec du traitement orthopédique.

Lorsque le blessé est vu tardivement, la consolidation s’étant faite en mauvaise position, il y a le plus souvent un degré d’ankylose plus ou moins marqué de l’épaule, et il y a souvent des troubles vasculo-nerveux. Il ne peut dans ce cas guère être question de traitement orthopédique qui ne donnerait rien de bon. Aussi l’intervention sanglante est-elle ici indiquée pour améliorer l’état fonctionnel du bras.

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