‹ Contribution à l'étude du traitement des luxations de l'épaule compliquées de fractures de l'extrémité supérieure de l'humérusChapitre 37 sur 41 · PRE · texte numérisé non relu

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le. Enorme déformation de l'épaule. Vaste hématome se prolongeant sur la face interne du bras. Impotence fonctionnelle absolue. Crépitation, mobilité anormale, cavité glénoïde vide. Luxation de l’épaule en position sous-coracoïdienne fracture intrabicervicale sans engrènement.

Traitement : tentative de réduction infructueuse, le malade se refuse à une intervention sanglante. Appareil de Séjournet pendant 40 jours.

Résultat : ankylose partielle de l'épaule ; 3 ans après les mouvements sont en partie revenus. L’ankylose a notablement diminué et le blessé se sert assez correctement de son bras.

Observation V. — Femme de 63 ans. Luxation souscoracoïdienne avec fracture cervico-trochantérienne. La réduction étant impossible, mise en place de l'appareil de Séjournet pendant 1 mois. Résultats : mouvements assez limités. |

SOLLIER (Société de Chirurgie de Marseille, février 1928, Li NES) SRE ;

Fracture du col anatomique avec tête dans l’aisselle. La malade ayant refusé l’opération, mobilisation précoce : Résultats satisfaisants.

BOURDE (Soc. de Chirurgie de Marseille, février 1928.)

Observation I. — Blessé présentant une fracture de l'extrémité supérieure de l’humérus avec luxation. Mobilisation précoce sans réduction : Résultats médiocres.

Observation II. — Fracture de l’extrémité supérieure de l’humérus avec luxation. Réduction non sanglante : Résultats bons.

H. BLANC (Soc. des Chirurgiens de Paris, 4 mai 1928.)

M. D... 42 ans. Chute sur l’épaule droite. Impotence absolue de son membre supérieur droit. Douleur à la pression au niveau du col chirurgical, énorme ecchymose qui descend dès le lendemain jusqu’au coude. Pas de

OR

troubles vasculo-nerveux. Radiographie : Fracture du col chirurgical avec engrènement des fragments. La tête est sur le bord interne de la glène déshabitée. Traitement : « Je jugeais qu’en agissant avec prudence et douceur, je pouvais tenter de réduire la tête. Sous chloroforme le bras étant à angle droit, je fis faire des tractions lentes et progressives prolongées sur le membre tandis que mes mains agissaient directement sur la tête pour la refouler et je fus assez heureux pour obtenir la réduction ». Résultat définitif, très satisfaisant.

LE FROT (Réunion médico-chirurgicale des Hôpitaux de Lille, 20 février 1933.)

Luxation complète du type intracoracoïdien. La fracture a détaché un gros fragment osseux vertical, comprenant une partie de la tête humérale et mesurant sur la radiographie-plus de 5 cm. de hauteur sur 2-3 de largeur. Le lendemain de l’accident, sous anesthésie générale, la réduction se fit simplement par action des doigts dans le creux axillaire. Les suites furent excellentes. La radiographie montre la mise en place de la tête et du fragment. La malade âgée de 79 ans a retrouvé une mobilité considérable de son membre.

P. FABRE (Soc. de Méd. Chir. et Pharm. de Toulouse, novembre 1933.)

Luxation de l’épaule en arrière compliquée d’une fracture engrenée de la tête humérale. Même sous anesthésie profonde la réduction fut impossible et on dut pratiquer une résection de la tête devant la difficulté de remise en place des surfaces articulaires au cours de l’intervention sanglante. Le résultat n’est que moyennement satisfaisant.

H. BLANC (Soc. des Chirurgiens de Paris, 4 mai 1928.)

Il s’agit d’une homme de 45 ans présentant une fracture cervico-trochitérienne avec grosse tubérosité déta-

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chée ; la tête est dans l’aisselle. Paralysie radiale ; pas de pouls. — Opération : incision sous-pectorale de Langenbeck : énucléation. Résultat : le pouls devient perceptible le 10° jour. La paralysie radiale exige un traitement de 3 mois. L’abduction du bras est limitée à 45°.

RICARD (Soc. de Chir. de Lyon, 8 janvier 1931 ; Lyon chirurgical, 1931, n° 3.)

M. V.., 48 ans. Chute sur l’épaule gauche. Sous anesthésie générale un chirurgien procède à une réduction de luxation. Revu le lendemain, le blessé souffre beaucoup de l’épaule ; impotence absolue. L’exploration de la région est difficile. La radiographie montre la tête humérale projetée dans le creux axillaire contre le gril costal en variété intracoracoïdienne. (Le trait de fracture n’est pas précisé). — Opération : Incision antérieure, la tête est très en dedans de la coracoïde. Le moindre mouvement d’abduction du bras la bloque. Les muscles coracoïdiens sont réclinés en dedans ; extraction de la tête à l’aide d’une pince de Museux. Immobilisation du bras en abduction. Les résultats ne sont pas notés.

CHALIER (Soc. de Chir. de Lyon, 15 janvier 1931, Lyon Chirurgical, 1931, n °3.)

Observation I. — Il s’agit d’une femme de 35 ans. Luxation de l’épaule droite avec décapitation de la tête au niveau du col anatomique et projection de celui-ci dans l’aisselle. — Opération 15 jours après l’accident. Incision antérieure, extirpation de la tête complètement détachée. Le bras est placé en abduction forcée, un an après très bons résultats fonctionnels et anatomiques.

Observation IL. — M. Br, 53 ans. Chute sur l’épaule gauche. Un médecin constate une luxation et essaie de réduire. Le blessé est revu trois mois après : impotence complète du bras en adduction forcée, ankylose de l’épaule ; tête fracassée luxée dans l’aisselle, crises douloureuses le long du coracotrachial, avec fourmillements dans les doigts. — Opération : incision d’Ollier prolongée sur l’a-

cromion, on enlève une esquille ; suspension de l’humérus à l’acromion par un fil de bronze après régularisation. Résultats : mouvements passifs et actifs de l’épaule assez étendus.

Observation III — M" Jac…., 32 ans. Fracture par éclatement de l’extrémité supérieure de l’humérus gauche avec décapitation de la tête luxée dans l’aisselle, esquilles nombreuses du bulbe. — Opération : Incision antérieure d’Ollier prolongée en baïonnette sur le moignon de l’épaule. Ablation de la tête, ablation de 4 ou 5 grosses esquilles appartenant à la partie supérieure de la diaphyse, régularisation de l’extrémité supérieure de l’humérus, suspension acromio-humérale par un gros fil de bronze. Immobilisation en abduction forcée avec flexion à angle droit du coude. Un an après, restauration presque complète des mouvements de l’épaule.

PATEL (Soc. de Chir. de Lyon, 8 janvier 1931 ; Lyon Chirurgical, 1931, n° 3.)

Deux malades. Les traits de fracture ne sont pas précisés mais la tête se trouve dans le creux axillaire. On pratique une incision axillaire de Langenbeck et la tête est facilement extraite. Résultats excellents.

BERNARD (In thèse Laborderie, Lyon, 1931.)

Observation [. — Lésions ; pas de précisions de fracture ; la lête est dans l’aisselle sous le grand pectoral. On lenlève par incision de Langenbeck. Mobilisation très précoce. Résultats : Au 3° mois abduction à 45° ; le blessé se sert de sa main pour manger et même pour les menus travaux ; la force de traction et de préhension est longue à revenir. 4 ans après les mouvements de la pseudo-articulation scapulo-humérale ne sont pas très étendus, mais ils sont compensés par l’omoplate.

Observation II. — Femme de 71 ans. Fracture du col

anatomique avec luxation de la tête dans l’aisselle qui est enlevée par incision axillaire de Langenbeck. 7 mois

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