‹ Contribution à l'étude du traitement des luxations de l'épaule compliquées de fractures de l'extrémité supérieure de l'humérusChapitre 38 sur 41 · NON · texte numérisé non relu

NON

après, il semble exister une lésion dans le territoire du médian, car on trouve des troubles de réactions électriques dans le domaine des fléchisseurs des 2° et 3° doigts sans réactions de dégénérescence. 11 mois après, l’élévation du bras en abduction atteint l'horizontale et la dépasse légèrement, grâce aux mouvements associés de l’omoplate.

Observation III. — Femme de 60 ans. Fracture du col anatomique, tête dans l’aisselle que l’on enlève par incision axillaire. Après un mois, abduction jimitée.

BOURDE (Soc. de Chirurgie de Marseille, février 1928, #°20:)

Résection atypique. Résultat : amélioration.

BRESSOT (Soc. des Chirurgiens de Paris, 4 mai 1928.)

B. M... 20 ans. Chute de cheval sur l'épaule gauche. Plusieurs tentatives de réductions dans les 48 h. qui suivent dont 2 sous anesthésie locale restent infructueuses. Radiographie. Fracture du col anatomique avec bascule en dedans et en arrière de la tête qui est chevauchée par l’extrémité supérieure de la diaphyse humérale. Opération : Incision le long du sillon deltopectoral, on essaie

. la reposition. Diverses tentatives pour amener la tête à

la surface restent sans effet ; elle est irrémédiablement fixée dans la profondeur. On poursuit la libération à la rugine ; énucléation laborieuse. On régularise l’extrémité supérieure de la diaphyse, autour on reconstitue aussi soigneusement que possible la capsule éclatée. Drainage filiforme. Membre placé en abduction à 40° dans l’attelle métallique coudée interchangeable du service de santé. Mobilisation passive au 15° jour, au 25° jour, écharpe et mobilisation active ; massages deux fois par jour. Résultats : abduction presque à angle droit. Elévation du bras pas complète,

RE Te

PERAIRE (Soc. des Chirurgiens de Paris, février 1928, n°59

Observation I. — Enfant de 15 ans 1/2. Fracture du col chirurgical de l’humérus avec luxations sous-claviculaires et ascension du fragment inférieur. Traitement : Reposition sanglante et ostéosynthèse (agrafes de Jacoel qui sont toujours demeurées en place). Résultat : Au bout de trois semaines reprise du travail ; 18 ans après, le blessé est revu en parfait état fonctionnel.

Observation II. — Soldat de 36 ans. Présentant une plaie infectée et esquilleuse de l’épaule avec fracture et luxation. Opération 7 jours après l’accident malgré l’infection reposition sanglante et suture au fil de bronze d'aluminium, passé à la fois dans le ligament huméral et la tête. Résultats : 30 jours après convalescence et retour au front, 11 ans après, résultats fonctionnels parfaits, il place la main derrière son dos et sur l’épaule du côté opposé sans mouvements de l’omoplate.

CHALIER (Soc. de Chir. de Lyon, 26 nov. 1931 ; Lyon Chirurgical, 1932, n° 2.)

Femme de 31 ans. Fracture du col chirurgical de l’humérus gauche avec luxation de la tête en arrière et en dehors. Opération : Incision d’Ollier. Le tendon du biceps a été sectionné par le fragment osseux. Réduction sanglante très difficille. Ostéosynthèse au fil de bronze, puis appareil plâtré, le bras en abduction légère, l’avantbras fléchi à angle droit ; immobilisation 1 mois 1/2. Résultats : usage à peu près normal du membre supérieur et de l’épaule. Le résultat orthopédique et fonclionnel est parfait, récupération totale du tendon du long biceps. L’auteur qui antérieurement avait pratiqué trois énucléations, déclare : « Je ne crois pas que la résection de la tête puisse jamais donner un résultat comparable » et il se demande si dans d’autres cas semblables il ne pratiquera pas la reposition plutôt que la résection.

Page 1