La saignée lorsqu'elle s’avère nécessaire
Op
4. La dialyse courte. Il ne faut pas oublier que cet accident grave, que DÉROT et TAURET croient dû à une alcalose gazeuse, est l’apanage des dialyses prolongées. En fait, depuis la pratique des dialyses courtes, cet accident
est devenu exceptionnel.
La concentration du liquide de sortie varie au cours de la dialyse. Elle s’élève dans les premières heures, passe par un maximum au bout de trois à quatre heures et se maintient à ce niveau pendant douze à quinze heures. Puis le péritoine semble faire barrage au passage de l’urée, la concentration du liquide baisse considérablement. Ce fait semble encore plaider contre les dialyses trop prolongées, dont le rendement devient trop faible au bout de vingt-quatre heures. Par contre, si l’on reprend la dialyse trois à quatre jours plus tard, la concentration uréique est à nouveau excellente.
L’acide urique suit à peu près les mêmes variations.
Modifications biologiques de l'organisme au cours et à la suite de la dialyse :
L'étude biologique a d’abord porté sur les éléments azotés. L’urée sanguine baisse au cours de la dialyse, mais cette baisse n’est pas proportionnelle à la quantité d’urée éliminée par le liquide de dialyse.
Chez un malade traité par DÉROT et TAURET, une première dialyse, ayant entraîné 32 grammes d’urée, fait baisser le taux de l’azotémie de moitié : de 3 gr. 20 à l'or30: