‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Néphrites aiguës anuriquesChapitre 30 sur 41 · VU ET PERMIS D'IMPRIMER · texte numérisé non relu

VU ET PERMIS D'IMPRIMER

Toulouse, le 2 juin 1951.

Le Recteur, Président du Conseil de l'Université,

DorTrTin.

OBSERVATION N° 1 (Maurice DÉROT et BERNIER.)

Til... Reçue le premier jour d’une anurie à CI. Perfringens, la malade reçoit aussitôt 80 milligrammes d’acétate de testostérone par jour.

Simultanément, on pratique une exsanguino-transfusion qui élimine 5 grammes d’urée, mais qui a l’avantage de réparer l’anémie de la malade.

On assiste à l'élévation progressive de l’azotémie jusqu’à 3 gr. 30 au septième jour (soit une élévation moyenne de 0 gr. 47 par jour). À cette date, on pratique une courte dialyse péritonéale ramenant 28 grammes d’urée, qui fait baisser l’urée sanguine jusqu’à 2 grammes.

Du huitième au dix-septième jour, alors que la malade est loujours anurique ou oligurique (au-dessous de 500 cm°), lurée ne s'élève que de 2 grammes à 4 gr. 40 (soit une élévation moyenne de 0 gr. 24 par jour). À cette date, la diurèse réapparaît et on supprime la testostérone.

Après une courte période de trois à quatre jours où l'élimination urinaire compense l’uréogenèse (l’azotémie restant étale), on assiste à une élimination progressive qui amène la guérison au quarante-septième jour.

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