CONCLUSION
Il est certain que la gastrectomie, si elle était possible dans tous les cas, serait le traitement de choix, et l’on est enfin impressionné par une statistique comme celle que Judine présentait, en 1933, à la Société de Chirurgie. Toutefois, il ne faut pas simplement considérer les suites éloignées. On doit se souvenir que les interventions se font encore souvent après douze heures, et chez des malades particulièrement choqués qui seraient ineapables de supporter une intervention idéale, certes, mais trop importante. |
Si l’on avait la faculté de pouvoir réopérer les malades, on pourrait se contenter d’une suture et faire ultérieurement une gastrectomie; mais nous avons constaté que nous n’avons revu les malades opérés qu’avec peine, et que ces malades n’auraient pas accepté certainement une nouvelle intervention.
Aussi pensons-nous que la première obligation du chirurgien est d’abord de guérir son malade d’une affection grave, et de diminuer ainsi autant que possible la mortalité des suites immédiates. Rien n'empêche le chirurgien de compléter la suture obligatoire par la mise d’un bouton de Jaboulay qui ne demande que quelques instants. Toutefois, si l’on veut éviter des ennuis ultérieurs, comme la retenue du bouton au niveau de l’anastomose, que nous avons observée seulement une fois, il importe de le mettre avec grand soin; c’est pour cette raison que nous avons développé plus particulièrement dans ce travail Ia mise en place de ces deux éléments et leur jonction. Ainsi nous rejoignons les
conclusions de Favre dans la thèse de Lyon, 1928.