‹ Contribution à l'étude du traitement des perforations ulcéreuses gastro-duodénalesChapitre 5 sur 18 · SOU · texte numérisé non relu

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laquelle on doit faire le minimum nécessaire. De ce fait, ils se contentent d’une simple suture de la perforation, sous réserve de réintervention radicale future.

3° Les partisans d’un juste milieu tiennent à réaliser d’abord une oblitération de la perforation par suture, ensuite une dérivation qu'ils estiment en partie suffisante : gastro-entérostomie,

soit au fil, soit au bouton.

Lorsque la gastrectomie est possible : sujet jeune, perforation couverte, il faut la faire. Il faut aussi aller vite et l’on a l’impression que bien des malades ne pourraient supporter autre chose qu’une suture. Chaque facon de procéder trouve pour elle de puissants arguments de défense. Quoi qu’on en dise, la mortalité immédiate des gastrectomies systématiques est plus élevée que celle des sutures. L'idéal serait peut-être de faire le minimum d’abord, de suturer simplement la perforation, et, lorsque le malade serait en état de mieux supporter les frais d’une intervention plus sévère, de faire le maximum, c’est-à-dire la gastrectomie. |

On est cependant obligé de tenir compte d’un facteur caractérisant la clientèle de campagne à laquelle nous avons affaire. Ces malades montrent en effet une répugnance marquée pour toute intervention et seraient encore plus récalcitrants devant une réintervention, surtout s'ils se trouvaient, comme il est logique de le prévoir, soulagés par une simple suture.

On est done conduit à penser que la suture simple des perforations gastro-duodénales, accompagnée d’une gastrectomie complémentaire, est peut-être un procédé très défendable à condition toutefois que les résultats éloignés ne soient pas par trop défavorables.

À l'appui de cette thèse, nous avons relevé toutes les perforations gastro-duodénales traitées à l'Hôpital de Niort depuis 1910, par les docteurs Renon et Laffitte. C’est la statistique intégrale d’un service que nous apportons. Nous avons eu la bonne fortune de pouvoir retrouver un grand nombre des malades opérés. La

plupart d’entre eux ont été radiographiés et, de ce fait, nous

pouvons faire avec assez de précision le bilan des résultats tardifs donnés par les différentes interventions, tout en ne perdant pas de vue que les auteurs ont donné la préférence à la suture de la perforation complétée par la gastro-entérostomie au bouton. Celle-ci en effet a été pratiquée dans les deux tiers des cas. Le bouton leur a semblé préférable à la suture au fil par la rapidité de son exécution, par les ouvertures peu importantes qu’il nécessite pour sa mise en place et par la vidange de l'estomac dès les jours qui suivent.

Nous étudierons ainsi :

1° Les conditions dans lesquelles les malades sont opérés. 2° Les quelques détails des différentes techniques employées. 3° Les soins post-opératoires.

Nous nous efforcerons enfin d'étudier avec soin les résultats immédiats et surtout les suites éloignées.

Par la comparaison des uns et des autres, dans les différentes techniques, nous essaierons de voir si la préférence qu'ont donnée les auteurs à la suture de la perforation complète par

la gastro-entérostomie au bouton est vraiment justifiée.

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