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par le bistouri, qui peut sur place, les découper en lamelles, les tailler, les supprimer même, sans déterminer d'accident, ni causer le moindre inconvénient:
Suivant les indications de Morestin, les transplants cartilagineux peuvent même provenir d’un autre sujet, ce qui peut être intéressant dans un service chirurgical où se trouveront groupés de nombreux cas de chirurgie réparatrice crânio-faciale.
Néanmoins avant d'entrer dans la pratique, cette méthode des hétéro-greffes, demande à être encore expérimentée et observée, car il est possible que tardivement un cartilage prélevé sur un’ autre sujet, ne soil plus toléré ou soit cause de difformités ou de troubles généraux. Gette méthode fut fréquemment utilisée par Morestin, qui n'a signalé aucune suite fâcheuse et
emploie encore sans crainte des hétéro-greffes. . Que devient lé cartilage transplanté? D'un prélèvement très simple, les transplants costaux se greffent facilement, et, comme l'écrit Morestin « vivent de leur vie normale » là où ils se trouvent transplantés. Les greffons s ’adaptent rapidement à leurs nouvelles conditions d'existence; et le cartilage est très bien supporté.
L'examen microscopique et macroscopique d'un greffon, transplanté par Gosset et examiné par Sicard, après quatre mois, a permis de déceler un cartilage ayant « son aspeel ordinaire et sa consistance normale ». On n'observe pas de transformation calcaire; il y a simplement juxtaposition de l'os et du cartilage : il est du reste facile de distinguer la ligne de démagcation. La plaque cartilagineuse est fixée au pourtour osseux grâce
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à de fortes adhérences fibroconjonctives qui permettent une réparation solide et de bonne apparence. Sur certaines radiographies prises trois mois après la greffe, on voit le greffon se couvrir de points d'ossifications, nous dit Soubeyran dans Paris Médical du 22 septembre 1917.
Technique de la crânioplastié
par volet cartilagineux.
1° Anesthésie. — Il ‘n’est pas inutile de dire tout d’abord, que, dans la majorité des cas, on pourra et on devra procéder à cette intervention sous anesthésie locale à la cocaïne, ou mieux à la novocaïne, suivant la méthode de Pauchet ; ce qui réduit de beaucoup lesrisques et les dangers de l'intervention. En opérant ainsi sous anesthésie locale, on pourra au besoin procéder à lPintervention en plusieurs fois. Par exemple, lorsqu'on se trouve en présence d’une hernie cérébrale ou lorsque les cicatrices à extirper sont très adhérentes et susceptibles d'entraîner des manœuvres assez longues, il est bon, suivant le conseil de Morestin, de ne procéder à la crânioplastie qu'en plusieurs séances. Par une première opération, sous anesthésie locale, on extirpe et régularise les cicatrices, on supprime les adhérences, on réduit la hernie cérébrale. Puis, quand le blessé est bien rétabli d’une ou plusieurs interventions préliminaires, on pratique alors la crânioplastie cartilagineuse, méthode alors facile; bénigne et sûre.
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