‹ Contribution à l'étude du traitement des pertes de substance des os du crâne après craniectomie par la cranioplastie: volet cartilagineuxChapitre 17 sur 24 · TS · texte numérisé non relu

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D'autres, enfin, taillent le volet cartilagineux « en bouchon de champagne », une partie élargie s'étalant sur le pourtour osseux : Pierre Duval, par exemple, fait déborder la plaque cartilagineuse de presque un centimètre sur les bords de la brèche crânienne.

Tous ces différents procédés sont bons, mais le procédé en plaque de M. Gosset est applicable dans la généralité des cas; il a l’avantage de n'utiliser qu'une ou rarement deux plaques cartilagineuses, qui, appliquées, périchondre en dedans, assurent un contact plus doux à la substance cérébrale, et s'incurvent de telle manière que la face périchondrale devient concave, ce qui diminue les chances de compression cérébrale. Le fait d’amincir les bords en supprimant le périchondre sur le pourtour du volet, permet à ce dernier de s'incurver sous la pression cérébrale sans porter sur les bords du greffon. L'usage du chondrotome de Gosset facilite le prélèvement en surface et rend l'intervention plus rapide.

Les sutures et les différents moyens de fixation des transplants sont souvent inutiles, mais dans certains cas

de grande brèche, de hernie cérébrale, ces différents

procédés sont utiles à connaître.

Suivant la brèche osseuse, suivant les fragments cartilagineux dont on dispose, suivant les difficultés opératoires, on applique un procédé de préférence aux autres. L'essentiel est de parvenir à pouvoir obstruer toute la brèche osseuse. Si, au-dessus du greffon, il persiste un vide trop prononcé, on entasse d’autres fragments jusqu’à nivellement complet.

6° Sutures cutanées. — Il ne reste ensuite qu'à rapprocher, et suturer par quelques crins les parties molles en supprimant les cicatrices vicieuses. 11 faut veiller à effectuer une suture hermétique, seul moyen pour éviter tout déplacement des fragments cartilagineux. Une réparation esthétique n'est souvent possible qu'après plusieurs autoplasties préparatoires ou consécutives à la crânioplastie. |

Il est prudent de suturer le lambeau en y laissant un drainage capillaire, un paquet de crins, par exemple. Ce drainage, laissé quarante-huit heures, empêche la formation d’un hématome, accident toujours possible qui risquerail de compromettre le succès de l'intervention en provoquant des phénomènes graves de compression.

L’intervention,sous anesthésie locale, est généralement très courte et exempte de danger. On peut cependant être parfois amené à recourir à l’anesthésié générale ; par exemple, comme l’indiqua Chutro, le 14 février 1917, à la Société de Chirurgie : :

1° Sur la demande du malade.

2° À ‘cause d'une hyperesthésie de la région où on opère. Ë ;

3° Quand il s'agit d'un malade sujet à des crises d'épilepsie fréquentes et que l’on peut eraindre une crise pendant l'opération.

Les suites opératoires sont généralement très simples. Le drainage est supprimé au bout de quarante-huit heures, et généralement la guérison est rapidement obtenue.

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Les fragments cartilagineux se soudent et s'unissent par du tissu fibreux au pourtour osseux. Si l’on suit Jour par jour l'évolution de la greffe cartilagineuse, on constate les premiers jours une certaine mobilité et on parvient facilement à enfoncer les transplants; mais rapidement, et fréquemment, dès Le quatrième jour, les greffons font corps avec l'os et perdent toute mobilité. Et, peu à peu, ils se mettent de niveau avec l'os voi- Sin ; au quinzième jour d'ordinaire, la brèche osseuse est comblée; une plaque résistante, solide et comparable Aux parties voisines, comble la perte de substance.

Il est inutile de dire que cette intervention réclame une minulieuse asepsie. Le cartilage que l'on veut transplanter ou greffer doit à peine être touché à la pince ou avec les doigts gantés; l’asepsie la plus parfaite étant la condition de réussite de l'opération. Pratiquée avec soin cette intervention est généralement bénigne et amène une guérison rapide, complète et durable. Ce qui pourrait parfois compromettre le succès, ce sont : l’anesthésie générale trop longue, les manœuvres complexes, l'hémorragie, le réveil de quelque infection latente.

Nous présenterons maintenant trois observalions que nous avons pu rédiger dans le service chirurgical de M. le Médecin-Major de ?° classe Autefage, Médecinchef du 4 Secteur chirurgical de la 4 Région, et que nous publions avec l'assentiment de M. le Médecin-

Inspecteur de la 4 Région.

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