I. — HISTORIQUE
La suspension de l’activité ganglionnaire du sympathique fut entrevue pour la première fois par FRANK en
1886, qui, au lieu de la nicotine employée jusqu'ici, es-
saya le pouvoir de la cocaïne; huit années plus tard, il appliquait cette nouvelle méthode à l’étude des réflexes ganglionnaires du sympathique.
En 1911, LŒWEN cherchait à anesthésier les rameaux communicants, reprenant une idée de SEBLHEIM, qui, quelques années auparavant, avait tenté l’anesthésie le long des nerfs intercostaux; en 1911, il parvenait à ses fins et bloquait les rameaux communicants.
LEMAIRE, en 1926, voyant disparaître presque instantanément une douleur de colique néphrétique à la suite d’une injection intra-dermique de novocaïne, pensa le premier que la novocaïne agissait en bloquant la conduction veineuse, non pas seulement au niveau même de l'injection, mais plus loin à la hauteur du sympathique et du ganglion rachidien.
En 1928, MAND1, à Vienne, utilise pour la première fois l’infiltration novocaïinique par voie paravertébrale, et WHITE, l’année suivante, bloquait les sympathiques par l’alcool. j
LERICHE et FONTAINE mirent au point la question en un article paru dans la Presse Médicale de novembre 1934. C’est cette technique, ses incidents et les tests qui permettent de déterminer si la chaîne sympathique a