‹ Contribution à l'étude du traitement des phlébites puerpérales par section physiologique du sympathique lombaireChapitre 14 sur 43 · III. — TECHNIQUE · texte numérisé non relu

III. — TECHNIQUE

Le matériel consiste en une seringue de 20 cc. et une aiguille de 12 à 15 cm. de long, d’un diamètre de 6 à 8/10 de mm.; elle sera de préférence souple et munie d’un mandrin.

On injectera, suivant la sûreté technique acquise, 10 à 20 ce. d’une solution de novocaïne sans adrénaline à 1/100 ou 1/200. Pour notre part, il nous semble qu’avec un peu de pratique, on obtient des résultats positifs et constants en injectant 10 cc. de la solution à 1/100. La technique que nous allons exposer est celle décrite par LERICHE pour la première fois dans la Presse Médicale du 11 novembre 1934, et que nous lui empruntons :

«Le malade étant en décubitus latéral, sur le côté malade, ce qui réduit la mobilisation du membre atteint de phlébite, on repère la partie la plus élevée des deux crêtes iliaques, on trace une ligne qui les joint. Cette ligne coupe la colonne lombaire au niveau de L4; on

SE

remonte jusqu’à l’apophyse épineuse de L2, et là, à deux travers de doigt latéralement, on enfonce l'aiguille d’un coup sec, pour traverser la peau. Ensuite, on continue d’enfoncer lentement en donnant à l’aiguille une légère obliquité interne, de façon à rencontrer la ligne médiane vers 7 à 8 mm. de profondeur.

« Parfois, à 3 ou 4 cm. de profondeur, on se heurte à un plan osseux; c’est l’apophyse transverse de la vertèbre; 11 suffit alors de diriger l'aiguille de façon à passer en-dessus ou en-dessous de celle-ci; si l’on a piqué la peau juste dans le plan de l’apophyse épineuse, cet inconvénient doit être évité, car les deux apophyses sont situées dans des plans différents. Vers 7 à 8 cm. de profondeur, la pointe de l’aiguille bute sur un plan osseux; c’est le corps de la vertèbre; on retire alors l'aiguille de 1 cm., on diminue légèrement l’obliquité interne, de facon à pouvoir glisser sur le flanc de la vertèbre, et l’on enfonce de nouveau l’aiguille de 2 cm. environ. La pointe de l’aiguille, qui se trouve libre maintenant, est presque au contact de la chaîne sympathique. On retire le mandrin, on ajuste la seringue, et, après avoir contrôlé par aspiration qu’il ne vient ni sang, ni liquide, on injecte doucement et presque sans pression le liquide anesthésiant. »

Page 1