‹ Contribution à l'étude du traitement des phlébites puerpérales par section physiologique du sympathique lombaireChapitre 15 sur 43 · IV. — INCIDENTS · texte numérisé non relu

IV. — INCIDENTS

La rencontre d’une apophyse transverse et sa piqûre sont douloureuses; nous avons déjà signalé comment cet incident pouvait être évité.

La ponction lombaire à travers un trou de conjugaison est difficilement réalisable, étant donné la faible obliquité de l’aiguille; elle a été cependant signalée plusieurs fois. Etant donné que la quantité d’anesthésique injecté ne dépasse pas celle employée dans une rachianesthésie, elle se réduit done à un incident plus impressionnant et désagréable que grave pour le malade.

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La piqûre d’un vaisseau lombaire est indiquée par l’apparition de sang au pavillon de l’aiguille ou dans la seringue; elle ne nécessite qu’un léger retrait de l’aiguille, suivi d’un changement dans l’obliquité.

Plus ennuyeuse à notre avis est l’atteinte d’une racine lombaire, qui occasionne une douleur en éclair dans la cuisse, et peut faire abandonner le traitement par les malades pusillanimes. Quand ce fait se produit, nous adoptons pour les ponctions ultérieures une légère modification de technique décrite par Nassr et GOUDÉ, et qui consiste à piquer la peau beaucoup plus latéralement, à 10 cm. environ dé la ligne médiane, en donnant ensuite à l'aiguille une obliquité interne compensatrice, beaucoup plus accusée. Cette technique présente un double avantage : elle évite l’atteinte de l’apophyse transverse, car l’aiguille passe alors en dehors de ceile-ci, et elle rend rarissimes les piqûres des racines lombaires.

La ponction de la veine cave ou de l’aorte est sans inconvénient, comme toute ponction artérielle ou veineuse. L’injection de novocaïne dans l’aorte ne peut qu'être favorable à l’artério-spasme. GEORGET, dans sa thèse, prétend d’ailleurs que le tissu prévasculaire très dense, coiffe la pointe de l’aiguille, ne se laisse que très difficilement pénétrer et refoule devant lui les vaisseaux, rendant la ponction impossible.

L’atteinte de la plèvre n’est possible qu’en cas de ponction haute au niveau de L1, pour atteindre le splanchnique; les phénomènes réflexes qui en résulteraient cèdent en général rapidement à une injection de morphine.

KUNLIN signale deux ruptures d’aiguille et fait remarquer qu’il faut pratiquer l'extraction immédiatement, sous peine de rencontrer de grosses difficultés par la suite.

Enfin, nous n’insisterons pas sur les phénomènes généraux consécutifs à l’infiltration; ils sont identiques à ceux dus à n'importe quelle anesthésie locale; dans le cas présent, étant donné la faible dose d’anesthésique,

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ils sont très rares, et cèdent rapidement à la thérapeutique habituelle; personnellement, nous n’en avons jamais observés au cours de nos infiltrations qui aient nécessité une intervention.

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