AVANTAGES
a) Facilité d'évacuation rapide à grande distance des blessés graves :
b) Immobilisation rigoureuse des masses musculaires opérées,
représentant les conditions les plus favorables à la prévention des accidents infectieux.
RESTRICTIONS a) Il est dangereux de mettre des appareils à toutes les plaies de guerre ; b) I ne faudra jamais faire un plâtre occlusif sur une plaie
suturée primitivement, la suture ayant besoin d’être surveillée dans les jours qui suivent l'intervention :
c) On ne devra jamais faire un plâtre circulaire sur un membre dont on a dû lier un des troncs artériels principaux. La compression circulaire du plâtre ajoute à l'ischémie, et parlois, lorsqu'on sera obligé d'enlever l'appareil, on verra une infection grave, parfois gangréneuse, qui pourra entraîner une amputation, voire même la mort :
d) On ne mettra jamais le plâtre à même la plaie, mais on interposera un pansement :
e) Bien entendu, la plaie aura été correctement excisée ;
ÿ) Le plâtre devra être correctement fait, prenant les articulations sus et sous-jacentes, pour mettre les masses musculaires au repos absolu
g) On aura toujours intérêt à faire des fenêtres assez larges, ou utiliser des plâtres à anses, faits avec des feuillards. Ces ouvertures permettent une surveillance aisée des plaies, sans être obligé de défaire l'appareil.
En effet, ce n’est pas le plâtre occlusif qui permettra d’obtenir une guérison meilleure, mais c’est parce qu’on appliquera automatiquement la méthode du pansement rare.
Ce n'est pas parce qu'on aura fait des fenêtres dans le plâtre, qu'on devra faire un pansement quotidien. Ces ouvertures auront, comme nous l'avons dit, l'immense avantage d'éviter les macérations du membre, si fréquentes sous un plâtre occlusif.
Pour limmobilisation des plaies musculaires du tronc, on a proposé le lit plâtré, permettant d'éviter les escharres en supprimant les points de pression localisés et en mettant au repos les masses musculaires.
Conclusions
1) L'exérèse de tous les tissus attris devra être faite minutieusement, il faudra ne laisser aucun fragment suspect.
2) Nous avons vu le peu d'indications des sutures primitives bien se rappeler que la suture n’est pas indispensable, mais qu’elle peut entraîner des complications de la plus haute gravité.
3) L'immobilisation plâtrée présentera des avantages indiscutables, avec les réserves que nous avons faites.
4) On pratiquera toujours les injections préventives anti-téta-
nique et anti-gangréneuse.
Nous venons d'étudier le traitement de la plaie de guerre en général, il nous faut maintenant étudier les problèmes que posent les diverses blessures.
Il n'y a rien de comparable, en effet, entre la simple plaie en séton, qui va guérir avec une thérapeutique minime, et la grave plaie musculaire :; entre la plaie par balle et celle par éclat d’obus ;: entre la plaie de la partie inférieure de l'avant-bras et la plaie de la esse. Il existera autant d'indications spéciales que de blessures.
Nous étudierons ainsi :
— Les plaies des parties molles ; — Les fractures de guerre ; — Les plaies articulaires
— Les indications des amputations.