A) PLAIES DU CUIR CHEVELU
A 5) : € A Leur fréquence est extrême et ce sont elles qui se prêtent le mieux à la réunion primitive. Le fait est bien connu et démontré
par la pratique journalière. La guérison par première intention est de règle, l'infection est rare et de peu de gravité.
OBSERVATION 9. — Le soldat Fac... Emile est opéré dans notre Îormation le 4 octobre 1939.
C'est un accidenté de la route. Il présente une plaie de quinze centimètres du cuir chevelu, allant de la région frontale gauche à la partie moyenne de la région occipitale.
Sous anesthésie locale à la novocaïne à un pour cent, on fait une exploration du crâne, il existe deux petites fissures sur le pariétal gauche sans enfoncement. Après excision des parties molles, on suture aux crins, sous drainage filiforme.
Guérison per primam en dix jours.
B) PLAIES CRANIENNES.
Après traitement du fover osseux, on fermera hermétiquement le cuir chevelu.
OBSERVATION 10. — Le soldat Mau... Henri, est amené à notre formation le 22 avril 1940. II a reçu un coup de pied de cheval sur le crâne. Il présente, à l'examen clinique, une obnubilation marquée. L'examen neurologique montre des réilexes vifs au niveau du membre inférieur droit, avec signe de Babinski.
Il présente, au niveau du cuir chevelu, une plaie de dix centimètres siégeant dans la région pariétale gauche.
On voit une Iracture du pariétal avec embarrure importante. A l’anesthésie locale, on excise la plaie cutanée, on arrive sur le fragment embarré, qui est profondément enfoncé.
A la pince gouge, on agrandit le trait de fracture et on peut soulever le Îragment embarré. On ne peut relever tout d’abord que la table externe, qui se décolle de la table interne. On arrive à relever le fragment profond et on est obligé d'enlever tout le fragment osseux.
On régularise les bords de la perte de substance à la pince gouge. La duremère est noirâtre et ne bat pas. On fait une incision en croix, il existe un peu de sang sous la dure mère qu’on évacue doucement, le cerveau bat normalement, On suture la dure-mère et le cuir chevelu en deux plans.
Le résultat est bon : l’obnubilation disparaît très vite et la plaie guérit par première intention.
C) PLAIES CRANIO-CÉRÉBRALES.
Après traitement du foyer encéphalique, même alors qu’on n'a pas enlevé un projectile trop profondément situé, il faut terminer l'intervention par la suture complète sans drainage du cuir chevelu ; c'est le meilleur moyen de prévenir l'infection secondaire cause très fréquente de méningite et de hernie cérébrale traumatique.