‹ Contribution à l'étude du traitement des plaies de guerreChapitre 25 sur 71 · RUE · texte numérisé non relu

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ou mous, si déchiquetés soient-ils, sont vivaces et servent à la réparation, il faut absolument les respecter.

Quand la plaie est superficielle et n'intéresse pas les cavités de la face, elle sera suturée aussi esthétiquement que possible : au contraire, s'il y a lésion osseuse, ouverture des cavités buccale ou nasale, on se contentera de maintenir les lambeaux décollés par un ou deux points de suture.

OBSERVATION 11. — Le soldat Tous... René, est amené à l’hôpital le

12 septembre 1940. après un accident de route.

Il présente une plaie de la région frontale droite, avec décollement cutané important.

La plaie part de la région pré-auriculaire droite, au-dessus du tragus, gagne horizontalement la ligne médiane, se recourbe vers le bas, fend la paupière supérieure dans toute sa longueur et atteint la région orbito-malaire, formant un lambeau décollé à pédicule externe.

La plaie est très souillée de terre et de graviers. A l’anesthésie locale, on excise les bords cutanés, très déchiquetés, on nettoie au bistouri et aux ciseaux la face profonde du lambeau et les tissus préosseux. Il n’y a pas de lésions du frontal et du rebord orbitaire qui est à nu ; l'œil est intact.

On suture au fl de lin, à l'aiguille enfilée, à points rapprochés, et on draine par un faisceau de crins. La paupière est suturée en deux plans : le tarse d’une part, la peau d'autre part. Guérison par première intention sans suppuration, en huit jours.

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