ANESTHÉSIE
Le mode d’anesthésie sera très important, il faudra rejeter systématiquement l’anesthésie locale, qui infiltre les tissus et gêne
pour l'examen des lésions articulaires. De plus, la suture est moins bonne dans ce tissu infiltré d’anesthésique.
On ne devra utiliser que l’aneSthésie générale, ou la rachi-anesthésie, quand il s'agira du membre inférieur. EXCISION : .
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Ce sera toujours l'acte le plus important, c'est de sa perfection que dépend le succès ou l'échec de la suture, et les accidents gra-
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ves quon à enregistrés sont le plus souvent dus à l'insuffisance de cette excision.
C’est des parties molles que partira l'infection ; s'il y a suppuration linfection finira par rompre le surjet synovial et gagnera l'articulation, engendrant une arthrite suppurée.
a) l’excision devra porter sur les parties molles superficielles. On jera une excision minime si la plaie est à bords nets, au contraire on la fera large si les bords sont déchiquetés ou contus.
Il faudra que le bistouri taille en tissu sain, enlevant tous les tissus malades.
On excisera ainsi tout le trajet, et il faudra faire les débridements nécessaires pour exposer les lésions profondes.
Il faut insister sur ce point que pour faire un bon examen des lésions capsulo-articulaires, il faut « y voir clair » ; si la plaie, même débridée, ne semble pas fournir une voie assez large, on fera une arthrotomie par une voie d’abord classique.
b) Excision des parties profondes : I faudra changer de gants et d'instruments, remettre des champs non souillés.
La synoviale sera excisée avec grand soin, sans excès ni parcimonie. On videra les hématomes, on enlèvera tous les caillots, on recherchera, et cela sera souvent difficile, les corps étrangers et on les enlèvera.
On fera un inventaire très soigneux des lésions osseuses, et on les traitera, comme nous le verrons plus loin.
On révisera le champ opératoire et on lavera largement à l'éther, en avant bien soin de faire pénétrer le liquide dans tous les culs-de-sac synoviaux.