‹ Contribution à l'étude du traitement des plaies de guerreChapitre 57 sur 71 · FAIRE UN BON MOIGNON · texte numérisé non relu

FAIRE UN BON MOIGNON

Si, en effet, il faut tout d’abord sauver la vie du blessé, il faudra. chaque fois qu'on le pourra, faire un moignon appareillable sans retouche ultérieure.

Il faut donc :

A) Ne pas faire d'amputation à section plane, la classique « amputation en saucisson », Car toujours, dans ces cas, la rétraction musculaire entraînera un moignon cônique avec saillie de los et si la plaie se cicatrise, il persiste des ulcérations sur l’épiderme très aminci qui recouvre l'extrémité osseuse. Dans ces cas, il faudra toujours réamputer. |

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B) On devra faire une amputation circulaire à fente externe, si cest un segment de membre à un os (cuisse), à double fente si cest un Segment de membre à deux os (avant-bras, jambe) :

C) Eviter le moignon douloureux en faisant une infiltration alcoolique des neris pour prévenir le neurogliome, cause des algies des moignons si fréquentes :

D) Mais surtout, faire un moignon appareillable : a) au membre inférieur, on cherchera à avoir un bon point d'appui et une longueur convenable :

b) au membre supérieur, on cherchera à avoir un moignon long par amputation dans la continuité ;

c) les désarticulations seront, en principe, à rejeter car elles sont longues à cicatriser et difficilement appareïllables. Ce sont les notions qui vont nous guider dans le choix du

procédé à appliquer aux différents segments des membres supérieur et intérieur.

Amputation du membre inférieur

Nous n'étudierons pas les amputations des orteils. Nous n’indiquerons qu'un détail : au niveau du gros orteil, 1l faudra garder la tête du premier métatarsien, qui joue un grand rôle fonctionnel.

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